La Ligue 1 pour les nul(le)s (2012-2013)

La Ligue 1 pour les nulsProfitons de la trêve hivernale en football pour reprendre notre rubrique Pour les nul(le)s. En effet, la Ligue 1 recommence dès ce week-end et vous voyez peut-être ce retour d’un mauvais oeil. Vous en avez marre de ne rien comprendre à chaque fois que votre copain, vos potes, vos frères, autres (précisez) (rayez la mention inutile) s’enflamment à propos du championnat de France de foot ? Vous détestez le ballon rond mais vous aimeriez connaître quelques astuces pour passer pour un(e) expert(e) ? Alors ne manquez pas… La Ligue 1 2012-2013 pour les nul(le)s !

La Ligue 1, c’est quoi ? Comment ça marche ?

La Ligue 1 (ou L1, et anciennement Division 1 ou D1), c’est le championnat qui regroupe les 20 meilleurs équipes de foot françaises. Chaque club rencontre les 19 autres à deux reprises, une fois à domicile, c’est-à-dire en accueillant l’autre dans son stade (ce qui est un avantage), et une fois à l’extérieur. En ce moment, nous sommes à la mi-saison, à la fin de la phase des « matchs aller » (saurez-vous deviner le nom de la deuxième phase ?), ce qui signifie que chaque équipe a joué une fois contre chacune de ses concurrentes.

Pour chaque match, une victoire rapporte 3 points, un match nul 1 point et une défaite 0 point. Pour la petite histoire, ce système est relativement récent puisqu’avant la saison 1994-1995, la victoire ne valait que deux points (il y a même eu une époque où on marquait un point bonus lorsqu’on inscrivait plus de 3 buts dans un match). A l’issue de la saison, l’équipe qui a marqué le plus de points remporte le championnat, plein d’argent et un trophée moche avec un nom moche. Mais il n’y a pas que la première place qui compte puisque mieux on est placé, plus on gagne d’argent. De plus, les deux premiers du classement sont directement qualifiés pour la Ligue des champions (pour en savoir plus, il y a la Ligue des champions pour les nul(le)s). Le troisième a le droit de disputer un (ou deux) match(s) de qualification pour cette même Ligue des champions et le quatrième est lui qualifié pour la Ligue Europa, plus ou moins la Ligue des champions du pauvre. Quant aux trois derniers du championnat, ils sont relégués en Ligue 2, véritable Ligue 1 du pauvre comme son nom l’indique, puisqu’elle regroupe 20 clubs qui espèrent décrocher leur sésame pour la première division. Les trois relégués sont d’ailleurs remplacés par les trois premiers de Ligue 2.

C’est à peu près tout ce que vous devez savoir sur le fonctionnement de Ligue 1. C’est pas trop compliqué, en même temps, c’est du foot, me direz-vous. Mais pour impressionner vos interlocuteurs lors de dîners non mondains, vous avez besoin de quelques tuyaux…

Les phrases chocs de la Ligue 1 2012-2013

– Parlez de Paris. Pas seulement parce que c’est le club de la capitale, mais parce que le PSG (Paris Saint-Germain) est ce qu’on appelle un « nouveau riche ». Grâce aux fonds apportés par des investisseurs qataris, Paris a pu dépenser des millions d’euros pour recruter des joueurs très réputés, Zlatan Ibrahimovic en tête. Du coup, nécessairement, le club suscite autant l’admiration des uns que le mépris des autres. Par conséquent, il est de bon ton de nuancer l’importance de l’argent dans le foot : « Paris a certes beaucoup d’argent, mais ils n’ont pas encore le collectif ! » ou « Il suffit pas d’accumuler les grands joueurs pour faire une grande équipe ! » Vous l’aurez compris, ces phrases sont plus efficaces après une défaite du PSG.

Petit aparté : le foot est un sujet sensible, un peu comme la politique. Afin de passer pour un expert quand on ne l’est pas vraiment, mieux vaut suivre le sens du vent. Ne cherchez pas trop la contradiction (à part si vous êtes d’humeur taquine), de peur de vous trouver à court d’arguments. Par exemple, si votre ami a une grande affection pour le PSG, n’hésitez pas à abonder dans son sens : « Paris est en train de construire la seule équipe française capable de bien figurer en Europe », sous-entendant de cette façon que les éventuels bons résultats du PSG en Ligue des champions pourraient avoir des répercussions sur tout le championnat français. A l’inverse, si vous pressentez qu’il vaut mieux vous montrer plus critique, vous pouvez y aller d’une petite statistique : « De toute façon, Paris n’a encore rien prouvé. J’ai lu qu’ils avaient gagné autant de titres de champion que Sète ! » (2 en l’occurrence, soit deux fois moins que Nice par exemple)

– Outre Paris, on trouve, en tête de la Ligue 1, Lyon et Marseille. Situation insolite, les trois équipes sont à égalité après 19 journées de championnat. L’occasion pour vous de vous exclamer : « Le championnat de France est peut-être pas le meilleur, mais c’est celui qui offre le plus grand suspense ! » Ce que vous pouvez nuancer en évoquant les limites des effectifs marseillais et lyonnais en regard du parisien : « Ah, ça Valbuena et Gourcuff, pour poser en slip, c’est bien, mais pour conquérir le titre, c’est une autre histoire ! » (vous pouvez ponctuer d’un rot pour davantage de crédibilité)

– A l’opposé au classement, on trouve les équipes qui luttent pour ne pas finir dans la zone de relégation (les trois dernières places pour rappel), synonyme de descente en Ligue 2. Parmi les équipes mal embarquées, on trouve notamment Nancy et Troyes. Par conséquent, si vous entendez parler de la victoire d’un club face à un de ces deux-là, vous pouvez souffler avec désinvolture : « En même temps, Nancy/Troyes… », insinuant que la méforme de l’équipe en question ne pouvait entraîner que sa déroute. A noter que ce stratagème peut également fonctionner avec Sochaux, Evian (et oui, avant d’être de la flotte, c’est une ville !), Reims, Ajaccio, ou avec toute autre équipe que vous voyez engluée en bas de classement.

– Et entre les deux, me demanderez-vous ? Et bien, on s’en fout. Mais ce n’est pas pour autant que ça ne porte pas de nom ! Ça s’appelle le « ventre mou ». Rien à voir avec un surnom narquois d’André-Pierre Gignac, ça désigne simplement la zone du classement, grosso modo entre la 7e et la 13e place, où une équipe semble à la fois trop bas pour espérer une qualification européenne et trop haut pour craindre une relégation. Et il y a certains spécialistes de la chose, comme Nice, qui, sur les 10 dernières saisons, a fini 7 fois dans le ventre mou. Vous ne prendrez donc pas trop de risque à prédire : « Bah Nice va encore finir dans le ventre mou… »

– En dehors des matchs, il y a deux périodes d’une grande importance pour le championnat : les périodes de transfert. La première se déroule l’été, c’est l’inter-saison, la deuxième en janvier, c’est le mercato hivernal. C’est uniquement durant ces périodes que les clubs peuvent acheter, vendre ou échanger des joueurs, un peu comme on peut le faire avec des cartes Pokemon (« t’es malade, un Gomis, ça vaut pas un Benzema ! »). Notez que traditionnellement, le mercato hivernal est bien plus calme que celui de l’inter-saison et qu’à part Paris depuis peu, les clubs français ont plus tendance à vendre leurs meilleurs joueurs qu’à acheter des stars, pour des raisons essentiellement financières. L’occasion pour vous de contextualiser cette impression : « De toute façon, avec la conjoncture actuelle (peut vous faire passer pour une grosse fiente prétentieuse, donc à utiliser avec prudence), c’est la crise pour les clubs français ! Le marché risque d’être assez fermé. » Dernière anecdote, les transferts peuvent être l’occasion d’imaginer des associations de joueurs cocasses, comme j’ai pu le lire sur Twitter récemment (@Aguichetsfermes) : « Le mercato a commencé. Une fois de plus on espérera jusqu’au bout qu’un club ait le courage de constituer une attaque Quaresma-Grosskreutz. »

BONUS 18/02 : Si au classement, une équipe, disons par exemple le PSG, a une bonne quantité de points d’avance (plus de 6, c’est déjà pas mal) sur le deuxième à plusieurs journée de la fin, n’hésitez pas à vous risquer à une prédiction : « Ça risque d’être difficile d’aller les chercher ! », sous-entendant que le fossé est déjà trop important pour être comblé. Et si une ou deux semaines après, l’écart entre les deux diminue, c’est le moment de dire exactement le contraire ! « Ah le suspense est relancé ! *Insérer le nom du deuxième au classement* n’a pas dit son dernier mot / n’est pas encore mort ! » C’est un peu effarant de banalité, mais finalement, c’est ce qu’on trouve dans les médias sportifs toutes les semaines… Concluez par un pavé dans la mare : « Comme quoi, tout est possible dans le sport ! »

Pour parfaire votre culture sport, n’hésitez pas à consulter le Tour de France pour les nul(le)s, le foot US pour les nul(le)s, la Ligue des champions pour les nul(le)s, le volley pour les nul(le)s et la NBA pour les nul(le)s !

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B.

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