Masters ATP : les forces en présence

Masters : A qui le tour ?Demain, lundi 5 novembre, s’ouvre le dernier grand tournoi de tennis masculin de l’année : les Masters de tennis masculin de Londres, ou ATP World Tour Finals, ou Masters Cup comme on l’appelait avant. Beaucoup de mots pour simplement désigner le tournoi qui regroupe les 8 meilleurs joueurs de l’année. Ces derniers sont séparés en deux poules, dont les deux premiers sont qualifiés pour les demi-finales, sous forme d’élimination directe, suivies de la finale. Ce tournoi est évidemment un grand moment de la saison et couronne généralement le tennisman qui a le mieux résisté à une année éprouvante. On peut déjà affirmer que Nadal n’a lui pas bien résisté puisqu’il est indisponible depuis Wimbledon et ne sera donc pas présent cette semaine… Le Yaourt du Sport décrypte pour vous les forces en présence pour ces Masters 2012 et vous livre ses pronostics.

On commence par le Groupe A, le plus relevé

Novak Djokovic (n°1 mondial) : Le Serbe laisse l’impression d’une année 2012 mitigée. Et pourtant, c’est loin d’être ridicule : victoire à l’Open d’Australie, finale à Roland Garros et à l’US Open, l’assurance de finir n°1 mondial… Mais il avait tellement survolé l’année 2011 que cela semble insuffisant ! Peut-être attendait-on qu’il reste au même niveau tout en remportant aussi des titres en double mixte… Quoi qu’il en soit, le « Djoker » arrive à Londres après un Open de Paris raté où il s’est fait sortir dès son entrée en lice par Sam Querrey. D’aucuns disent qu’il serait tourmenté par des soucis d’ordre personnel… On n’en sait rien, mais le fait est que malgré cette baisse de régime, il est clairement un des plus sérieux favoris de ce tournoi. Sa probabilité yaourt de gagner : 35%

Andy Murray (n°3 mondial) : La « révélation » de la saison. Bien sûr, nous n’avons pas découvert Andrew (et oui, c’est ça son vrai prénom, il s’appelle André finalement !) cette année, mais 2012 restera comme la première année où il aura réussi à s’imposer dans des tournois majeurs. On le croyait toujours maudit après sa défaite épique face à Federer à Wimbledon, mais il a pris sa revanche aux Jeux Olympiques face au Suisse, avant de s’imposer à l’US Open. Alors « Angry Murray » une machine inarrêtable en cette fin d’année ? Pas vraiment. Depuis l’US Open, pas un titre, et même une élimination précoce à Paris-Bercy face au phénomène polonais Jerzy Janowicz… Difficile donc de savoir quel état forme affichera Andy dans un tournoi qu’il disputera pour la quatrième fois… 2012, l’année Murray ? Sa probabilité yaourt de gagner : 30% Continuer la lecture

En Europe, les invaincus vaincus

Les invaincus du foot européenCe week-end de football européen marque un tournant de la saison. Il aura véhiculé un message simple mais fort : les invaincus ne sont pas invincibles. En tout cas, pas tous. En effet, ce week-end, pas moins de trois clubs jusque-là invaincus se sont inclinés dans leur championnat respectif. Le Yaourt du Sport vous présente un petit panorama de ces équipes invaincues finalement vaincues.

Le PSG voit rouge face aux Verts

Ce week-end, c’est une grande partie de la France du football qui remercie Saint-Étienne… et M. Duhamel, l’arbitre du match PSG – Saint-Étienne. Et oui, le Paris Saint-Germain n’est plus invaincu en championnat de France et certains se prennent à rêver au retour d’un suspense que beaucoup croyaient envolé avec la prise de pouvoir récente du club qatari parisien. La faute à des Verts audacieux qui ont su saisir leur chance face à un leader dans un soir où rien ne va. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Paris voit revenir Marseille à égalité de points…

Un but contre son camp du capitaine Sakho, les sorties sur blessure de Matuidi et Chantôme, un deuxième but encaissé signé Aubameyang, pour une défaite, logique, 2-1, au Parc des Princes. Mais ce qui fait polémique, c’est la décision de l’arbitre, Laurent Duhamel, d’expulser le grand Zlatan Ibrahimovic pour un pied un peu haut (dans le torse pour être précis) sur le gardien stéphanois Stéphane Ruffier. Donc certains, dont Ancelotti ou Sirigu, préfèrent aujourd’hui se concentrer sur ce fait de jeu et cette sanction qu’ils jugent excessive. Ce qui m’étonne, c’est que je suis certain que parmi ces détracteurs figurent des gens qui étaient outrés que Nigel de Jong ne soit pas expulsé en finale de la Coupe du monde 2010 pour… un pied dans le torse de Xabi Alonso. Geste pas intentionnel pour Ibra diront certains. Peut-être. Mais pas besoin d’attendre un poumon perforé pour sortir un rouge… Continuer la lecture

Top 5 des vandalismes Wikipedia, épisode 2

Souvenez-vous, il y a deux mois environ, nous consacrions un article au meilleur des vandalismes Wikipedia, ces détournements d’articles encyclopédiques pour y insérer des contenus plus subjectifs, et parfois drôles. Devant votre enthousiasme, nous avons poursuivi nos investigations et après des mois d’enquête, le Yaourt du Sport est heureux de vous présenter le retour du top du meilleur (ou du pire) des vandalismes d’articles Wikipédia consacrés au sport !

5. Gennaro Bracigliano

Bracigliano est un joueur de foot, un gardien de but plus précisément. Bien qu’ayant longtemps été titulaire à Nancy, il n’était que troisième gardien la saison dernière à l’OM. Il a donc rarement eu l’occasion de se mettre en valeur. Et quand il a eu sa chance, il n’a pas vraiment convaincu les supporters marseillais, qui le lui ont bien rendu…

Bracigliano - match tout pourri - 21032012Certains se souviennent apparemment bien de sa prestation contre Quevilly en Coupe de France !

 

Bracigliano - 1 but toutes les 3sec - 14032012D’autres lui attribuent un record pour son apparition en Ligue des champions. Et oui, il a joué en Ligue des champions ! Continuer la lecture

La NBA pour les nul(le)s

Logo de la NBA

Pour info, le logo de la NBA est à l’image de Jerry West, un ancien meneur des Lakers

National Basketball Association. Voici déjà une réponse importante car finalement on ne sait pas toujours ce que ça veut dire ! La NBA est la principale ligue de basketball aux États-Unis, et donc la meilleure du monde. Pour beaucoup, la NBA reste un sombre concept lié au basket certes, mais qui n’intéresse que les puristes en horaires décalés. Une fois de plus, on ne saurait donner tort à cette opinion, vu que les matchs ne sont que très peu repris chez nous, et les directs ont évidemment lieu en pleine nuit française, à l’instar du foot US. Pour éclaircir cette zone d’ombre, le Yaourt du Sport se charge de l’exposé du jour : la NBA pour les nul(le)s. L’actualité est chaude, car la NBA reprend ses droits outre-Atlantique le 30 octobre 2012…

Les franchises

L’objectif de cet article n’est pas d’expliquer les règles du basket, mais bien du championnat regroupant les clubs américains, à savoir la NBA. Tout d’abord, la particularité de ces clubs, c’est que ce sont des « franchises », donc des sortes d’entreprises, susceptibles de bouger si le contrat avec la ville en question n’est plus suffisamment juteux. Ça n’arrive pas tous les ans, loin de là, mais parfois une franchise change de ville ou inversement. Un double exemple, l’équipe des Charlotte Hornets a récemment été remplacée par une autre franchise, les Charlotte Bobcats, et les New Jersey Nets se sont déplacés pour devenir les Brooklyn Nets. Rassurez-vous, la plupart de ces franchises sont anciennes et historiques, vous connaissez sans doute les Lakers de Los Angeles et les Chicago Bulls. La seule contrainte à ces sporadiques changements est le nombre, fixe, des franchises : 30. Continuer la lecture

Parcours du Tour 2013 : les 13000 km des caravaniers

Parcours du Tour de France 2013Ndlr : Après vous avoir expliqué les rudiments du Tour de France et l’affaire Armstrong, le Yaourt du sport vous livre l’analyse du parcours du Tour 2013, vu de l’intérieur. Grâce aux lumières d’un acteur trop souvent oublié : le caravanier.

Ça y est ! Le parcours du 100e Tour de France a été présenté aujourd’hui mercredi au Palais des (Daniel) Congrès. Depuis ce midi, les acteurs du cyclisme se suivent pour commenter ce tracé, le qualifiant tantôt de difficile (Bradley Wiggins) ou d’agréable (Cadel Evans). Les deux derniers vainqueurs veulent décidément toujours se démarquer. Quoi qu’il en soit, aucun coureur, aucun manager, pas même notre grand patron Christian Prudhomme, personne n’a parlé de l’envers du décor : les caravaniers.

13 000 km

Avant toute chose, il est essentiel de savoir qui sont ces caravaniers. Ces intermittents du spectacle qui précèdent d’une heure le peloton, juchés dans des positions improbables sur des véhicules qui le sont tout autant. Leur but : promouvoir leur marque, parmi les 40 autres, en distribuant des cadeaux aux millions de spectateurs massés le long des routes. Le tout en arborant un superbe sourire, et du peps. Certains vont même jusqu’à dire que les gens viennent plus pour la caravane que pour les coureurs. Je fais partie de ces gens.

Pour bien comprendre le quotidien du caravanier, il y a un terme à appréhender : les transferts. C’est-à-dire la distance séparant l’hôtel dans lequel on loge du point de départ, et celle séparant le point d’arrivée de l’hôtel du soir. Les hôtels proches des villes de départ sont pris d’assaut par les écuries. C’est évidemment logique, mais sachez que ça repousse nos hôtels à nous à parfois cent voire deux cents kilomètres. Et nos véhicules, si chatoyants et imposants, roulent au maximum à 100 km/h. Faites le calcul. Continuer la lecture