Le quidditch pour les nul(le)s

Le quidditch pour les nulles et les nulsA la demande de Yoram, fidèle du Yaourt, sur notre page facebook, nous poursuivons notre série de découvertes des sports. Loin du foot US, du baseball ou encore de la NBA, nous vous dévoilons aujourd’hui les ficelles d’un sport encore peu connu : le quidditch !

Vous le savez peut-être, mais le quidditch est une discipline issue de l’univers fictif de Harry Potter. Rappelons tout d’abord en quoi cela consiste dans les livres.

Le quidditch à l’origine

A la base, le quidditch se joue dans le monde magique créé par J.K. Rowling. Les joueurs se déplacent dans les airs sur des balais magiques. L’objectif est de marquer des buts dans des anneaux placés à des dizaines de mètres d’altitude. Vous comprendrez que pour que tout le monde puisse y jouer, il a fallu penser à quelques ajustements.

Le muggle-quidditch

Le préfixe « muggle » est également un mot inventé par la célèbre auteure anglaise. Dans les aventures du fameux sorcier, les « muggles », ou « moldus », sont les malheureux qui ne possèdent aucun pouvoir surnaturel. Certains passionnés de cette saga ont donc transposé les règles du quidditch pour pouvoir y jouer eux-mêmes. Partant du principe que la plupart de nos lecteurs font partie de cette catégorie, nous expliquerons aujourd’hui les règles du muggle-quidditch. Évidemment, si certains d’entre vous se sentent différents, envoyez-nous une chouette.

Les particularités

– Le terrain : L’un des caractères originaux de ce « quidditch pour gens sans pouvoir », c’est la dualité de son aire de jeu. Tout d’abord, vous avez un terrain classique, sur une pelouse classique. A l’instar du foot entre gamins dont les cages pouvaient se résumer à des simples sacs à dos, il suffit d’avoir avec vous de quoi faire office de buts ronds un peu surélevés. Pour la superficie, imaginez un terrain de hockey.

Le terrain de quidditch et les joueurs

Mais à côté de ça, nous verrons plus tard dans l’article qu’une autre partie de ce sport étonnant consiste à attraper un joueur neutre, appelé le vif d’or. Ce joueur doit à tout prix éviter de se faire prendre, et a donc la possibilité de courir, se cacher dans une large surface déterminée à l’avance. Lors des matchs universitaires, c’est la taille du campus.

– Le matériel : Il est assez varié. Pour créer le terrain, sachez que généralement, des « hula hoops » attachés à des piquets en PVC font l’affaire. Le vif d’or a une balle de tennis dans une chaussette attachée à l’arrière de son short. Enfin, deux types de balles sont requis. Un ballon de volleyball, le « souaffle », et trois petites balles, les « cognards ». Le vocabulaire est également atypique, vous l’aurez remarqué, mais au delà de ça, il n’est pas nécessaire d’être un véritable « Potter-maniac » pour saisir les règles. En gros, c’est un savant mélange de balle au prisonnier, de handball et de cache-cache (et un peu de rugby). Salez, poivrez, 10 minutes au four thermostat 8 et le tour est joué. Ce n’est pas compliqué vous êtes un chef !

Les cognards

Les « cognards »

Les postes

Chaque équipe comprend 8 joueurs sur le terrain, mais peut avoir jusqu’à 13 remplaçants en réserve ! Voyez-y plus un signe de convivialité que d’une quelconque violence amenant un risque élevé de blessure. N’hésitez pas à vous référer à notre image pour bien visualiser les équipes. Parmi ces 8 joueurs, vous trouverez quatre postes différents.

– Les poursuiveurs : Au nombre de 3, ils doivent se faire des passes avec le souaffle pour tenter de l’envoyer dans l’un des trois cerceaux adverses. Un but vaut 10 points. C’est la partie « handball ».

– Un gardien de but : Il a la lourde tâche d’empêcher le souaffle d’entrer dans ses buts.

– Les batteurs : C’est la partie « balle au prisonnier » dont je vous parlais. Ils sont quatre, et se servent des cognards pour tenter d’atteindre les poursuiveurs adverses. Lorsqu’un poursuiveur est touché, il doit retourner derrière ses cages avant de revenir en jeu. Les batteurs doivent aussi protéger leurs poursuiveurs en interceptant les cognards envoyés par les batteurs adverses.

– L’attrapeur : Vous l’aurez deviné, c’est la partie « cache-cache ». Au début de la partie, le vif d’or possède un temps d’avance (choisi au préalable), pour partir se cacher. Une fois ce temps écoulé, l’attrapeur de chaque équipe fonce à sa recherche, avec pour objectif la balle de tennis attachée à son short. Le premier attrapeur qui revient avec cette balle met fin à la rencontre et rapporte 150 points à son équipe ! Vous comprenez maintenant pourquoi le vif d’or doit être absolument neutre.

La subtilité, c’est que tout cela doit se faire à califourchon sur un balai ! Pas la peine de s’envoler avec, restons simples, mais une main est donc toujours occupée à maintenir le balai entre ses jambes. Relisez maintenant les règles et imaginez le calvaire au bout d’une demi-heure. C’est bel et bien un vrai sport !

Soyons honnêtes, il est difficile d’imaginer une partie en lisant ce texte. Mais même avec ses airs de joyeux bordel, le quidditch n’est pas si brouillon. Chaque joueur se cantonne à son poste. Il est, par exemple, strictement interdit à un poursuiveur de se saisir d’un cognard pour l’envoyer sur un adversaire.

Avec tout cela, vous savez maintenant que comprendre les règles du muggle-quidditch, ce n’est pas sorcier !

Les phrases savantes, idéales pour les dîners mondains

« Le quidditch en vrai? Bien sûr je connais, ce sont des universitaires de Middlebury dans le Vermont qui ont adapté ce sport en 2005. Ça commence à prendre une sacrée ampleur ! »

« Vous saviez qu’il y a une coupe du monde de quidditch? Non ce n’est pas une blague ! Cette année ce sera en Floride, et on aura un club français qualifié, le Paris Phénix Quidditch. Le coup d’envoi c’est dans moins d’une semaine, et mine de rien c’est un titre de champion du monde qu’ils peuvent ramener ! Même si Middlebury semble intouchable encore cette fois… »

– Si quelqu’un se gausse à l’idée de voir des jeunes athlètes courir avec un balai dans le entre les jambes, vous pouvez subtilement répliquer. « Vous savez, les plus prestigieuses universités américaines adorent ce sport. Et les terrains sont bondés de spectateurs à chaque rencontre. Ce qui n’est pas le cas du football par exemple… »

Voilà pour les règles du « muggle-quidditch » pour les non-initiés. Sachez que plusieurs équipes se forment en ce moment en France et que sa popularité monte en flèche, même dans l’Hexagone… La magie du sport.

Bonus : vous vous demandez sûrement comment le Yaourt du Sport peut être calé dans tant de sports incongrus, nous avons cette fois une astuce. En effet, nous avons réalisé un reportage sur l’un des clubs parisiens, le Paris Muggle Quidditch. Le voici en exclusivité.

Si comme Yoram, vous avez des idées d’articles, n’hésitez pas à nous les glisser sur le facebook ou le twitter du Yaourt du Sport !

S.

4 réflexions au sujet de « Le quidditch pour les nul(le)s »

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