Irlande – France : les notes des Bleus !

Cet après-midi à l’Aviva Stadium, le XV de France avait la possibilité d’obtenir une victoire qui aurait fait Dublin au moral. Malheureusement, loin de se donner de l’Eire, les Bleus n’ont pu faire mieux que match nul face à un quinze du trèfle peu inspiré mais intelligent.

Voici les notes de ce 91e Irlande France de l’histoire.

Irlande - France : les notes des Bleus

Domingo (4) : Dit le bison tatoué. Il a eu du mal à se placer, ce qui a souvent laissé les copains dans la mouise. Remplacé par Debaty (64e), qui s’est fait remarquer par un retour fantastique couplé à un coup de coude magistral. Un ailier refoulé?

Kayser (3) : Astucieuse combinaison en touche, qui ne donne rien (6e), et les autres n’ont jamais été vraiment rassurantes. Dans aucun bon coup, il a pris le bouillon en mêlée ouverte. Remplacé par Guirado (67e).

Mas (2) : Complètement à la raMas lors de l’essai irlandais (11e). Il prend un peu pour toute la ligne d’avants qui s’est faite dévorer sur tous les ballons portés des Verts. Continuer la lecture

Et Yachvili?

Non sélectionné pour le match contre l’Irlande dimanche (17-17), Dimitri Yachvili a cruellement manqué à l’équipe de France. Il aurait bien été utile pour corriger les approximations techniques qui ont tant freiné les actions dans le jeu. Mais Philippe Saint-André ne l’a toujours pas rappelé pour le match contre l’Angleterre. Son match avec le Biarritz Olympique (victoire 38-15 le week-end dernier face à Bordeaux-Bègles) prouve pourtant son bon état de forme actuel. Il est le véritable moteur de l’équipe basque. Morgan Parra n’a pas démérité lors des deux dernières sorties des Bleus, mais force est de constater que la charnière n’est pas irréprochable. Pourquoi ne pas essayer autre chose dans ce cas ? Avec Julien Dupuy en doublure de Parra, le sélectionneur semble vouloir rajeunir son groupe, mais Yachvili, toujours au top de sa forme à 31 ans, peut apporter son expérience et ses 60 sélections à une équipe qui semble manquer de cadres.

En plus, le « Yach » est toujours efficace face aux Anglais. Meilleur marqueur de l’histoire française face au XV de la rose (74 points), le minimum aurait été de lui donner une chance d’améliorer cette belle statistique. Et Philippe Saint-André lui-même semble manquer d’arguments pour expliquer cette éviction, la justifiant par un manque de temps de jeu de Dupuy en équipe de France.

Quoi qu’il en soit, le Biarrot n’est pas du genre à se laisser abattre. Revenu à chaque fois à son meilleur niveau après ses blessures, il a toujours fait preuve d’une force mentale à toute épreuve et ce n’est pas ces trois matches manqués avec les Bleus qui vont le démotiver. Et s’il poursuit ses bonnes performances en club, on ne voit pas comment PSA pourrait s’obstiner à ne pas le sélectionner.

S.

Flagrante incompétence !

J’ai imaginé ce que pourraient écrire les éditorialistes irlandais au lendemain de cette annulation.

« Décidément, c’est à croire que les Français ne veulent plus se mesurer à nos équipes. Hier, le match opposant l’Irlande à la France pour le compte du Tournoi des VI Nations a été annulé à la dernière minute. A cause du froid. Evidemment les raisons ne peuvent pas être remises en cause, la pelouse étant gelée le match ne pouvait pas être joué. Mais l’organisation  a été pitoyable. Comment peut-on croire que la pelouse va dégeler dans la journée ? Cela faisait plusieurs jours que le terrain du Stade de France était impraticable, il fallait au minimum prendre ses responsabilités. Si les Français considèrent superflu de chauffer une pelouse quand les températures sont négatives, ils auraient dû prévenir.

Comment un « grand pays du rugby » peut-il oublier de prévoir des mesures contre le gel ? Les autres matches ont été disputés. A croire que seule la France subit la vague de froid. Pourtant, Pays de Galles – Ecosse s’est joué sous -16 degrés, et Italie-Angleterre sous la neige. Comme quoi c’était possible. Les autorités françaises étaient pourtant prévenues, plusieurs matches de football ont été annulés dans leur championnat. Sans doute n’ont ils pas pensé aux supporters ayant parcouru les 1300 kilomètres entre l’Irlande et Paris. Aux passionnés qui ont fait le voyage pour assister à un match de rugby, et qui ont simplement assisté à une démonstration d’incompétence. Ils ont payé leur ticket, leur avion, leur hébergement, et n’ont reçu que du je m’en foutisme en retour. Tant d’irrespect de la part d’un pays qui se targue de sa finale de Coupe du Monde, c’est révoltant.

A côté de ça, dommage qu’un match de rugby soit désormais tributaire des fonds qu’il soulève. A l’heure où seul le sport et sa magie nous éloignent de la crise économique, il est triste de voir que le nerf de la guerre reste encore et toujours l’argent. Si on ne peut nier que c’est la retransmission de la rencontre qui apporte le rêve chez les gens, au final les enjeux économiques prennent le pas sur la compétition. La confrontation aurait pu être avancée à 15 heures, car le soleil a illuminé tout l’après-midi. Le comité organisateur a refusé. A vouloir maintenir le match à 21 heures, tout le monde a perdu : les chaînes, les spectateurs, et le rugby…

Depuis le scandale de la main de Thierry Henry, le peuple irlandais a soif de  revanche. Les Français nous ont volé une belle occasion hier soir, mais je suis sûr que nos Verts verront la haine de leurs supporters comme une source de motivation supplémentaire. Quand l’organisation du tournoi aura trouvé une date, mais c’est une autre histoire… »

S.