Euro 2016 : bilan et équipe type

L’Euro 2016, c’est terminé ! Il est désormais temps de faire le bilan d’une compétition qu’il va falloir rapidement effacer de nos mémoires. Pour commencer, le Yaourt du Sport vous livre son équipe type de l’Euro 2016. Une formation audacieuse et spectaculaire, à l’image de l’ensemble de la compétition, en 9-0-1, qui fait la part belle aux défenseurs et qui fera sans doute plaisir aux supporters de formations offensives et joueuses, telles que le Portugal, l’Italie ou l’Islande. Et ensuite, le bilan des Bleus dans cet Euro 2016 sera assuré par notre nouvelle rédactrice occasionnelle, Karine, que vous avez déjà pu découvrir pour le bilan de l’Euro après le premier tour. Qu’a-t-elle pensé du tournoi et du parcours de l’équipe de France ? Rendez-vous quelques lignes plus bas pour le découvrir… Vous êtes en vacances et en avez marre de cette bonne humeur qui vous envahit ? Alors lisez son bilan, qui saura vous rappeler tous les mauvais souvenirs dont vous avez besoin pour retrouver un état dépressif qui vous sied beaucoup mieux…

L’équipe type de l’Euro 2016 en 9-0-1

L'équipe type de l'Euro 2016

L’équipe type de l’Euro 2016

Le meilleur gardien de l’Euro 2016

Rui Patricio (Portugal) : Un gardien portugais typique. Une chèvre les trois quarts du temps et le mec sort le match de sa vie quand il faut, pour faire croire qu’il est un bon joueur. Et ça marche. La méthode « Vitor Baia ».

Les meilleurs défenseurs de l’Euro 2016

Guerreiro (Portugal) : Quand on pense qu’il a encore passé toute cette saison à Lorient… C’est un peu comme si Vincent Le Goff était dans le onze type de l’Euro 2016.

Chiellini (Italie) : Le C de la BBBC (Buffon Bonucci Barzagli Chiellini). Les stars italiennes sont les défenseurs et le gardien… Quand on pense qu’avant, c’étaient… Zoff, Baresi, Maldini, Nesta… Ouais, bon, laissez tomber.

Pepe (Portugal) : Ce qui est fort au Portugal, c’est que leurs meilleurs joueurs sont les plus insupportables. Un peu comme si, en France, les meilleurs joueurs étaient Valbuena ou Benzema.

Bonucci (Italie) : BBBC, volume 2. Il y a tellement de techniciens en Italie que c’est lui qui tire les penaltys. Remarquez, on aurait eu du courage, on aurait fait tirer le nôtre par Sagna. Au moins, on se serait marré.

Barzagli (Italie) : BBBC, volume 3. Le seul des 3 défenseurs italiens à n’avoir pas marqué. Trop souvent oublié, il mérite sa place, ne serait-ce que pour son émotion après l’élimination italienne. Un bon gros fragile. Pire que Thiago Silva.

Umtiti (France) : Il n’a joué que 3 matchs d’accord, mais il s’est mis en évidence durant tout l’Euro, et même avant, en employant son marabout à plein régime. Il n’a pas cru nécessaire de marabouter Eder. On comprend, mais dommage.

Hummels (Allemagne) : L’Allemagne a encaissé les deux tiers de ses buts quand Hummels était absent. CQFD. Échec et Mats.

Koscielny (France) : On n’a pas arrêté de chialer après les forfaits de Varane et Sakho… Koscielny a tellement tenu la baraque qu’on aurait pu se passer d’un deuxième défenseur central. Seul bémol : on l’attendait sur les penaltys, il n’en a concédé aucun.

Boateng (Allemagne) : Boa, boa, teng, teng, teng, teng. A part sur une action contre l’Italie, il a été très solide. Et non content d’avoir porté la Mannschaft dans cet Euro, il sera l’atout numéro un de l’équipe allemande de basket aux JO.

Les meilleurs milieux de l’Euro 2016

No man’s land.

Le meilleur attaquant de l’Euro 2016

Griezmann (France) : 6 buts, 2 passes décisives. En 7 matchs. Il a fait connaître Drake en tant que « chanteur préféré de Griezmann » (entendu sur M6). Enfin, il a voulu faire croire qu’il s’inspirait du rappeur américain. Selon nos sources, il s’agissait en réalité d’un hommage à O-Zone, groupe roumain que vous avez probablement oublié, pour le bien de votre santé mentale.

Bilan de l’Euro 2016 des Bleus, par Karine

Dimanche 10 juillet, Stade de France, 23h15… Un silence de mort s’installe. L’équipe de France nouvelle génération ne sera pas sacrée championne d’Europe… Le Portugal vient de lui voler la vedette. Retour sur un mois de compet’…

10 juin : après une cérémonie d’ouverture qui restera dans les annales, tant par son manque d’originalité que par son aspect « franchouillard », place au jeu, et c’est la boule au ventre, sûrement timorés par l’ampleur de l’enjeu, que les Bleus remportent leur premier match. Une semaine plus tard, c’est au tour de l’Albanie de passer à la trappe. Puis vient la Suisse. Peut-être enfin un match « test », mais non, la rencontre se soldera par un 0-0… Néanmoins, le contrat est respecté, les Bleus finissent premiers de leur poule.

On se dit tous que, ça y est, l’Euro va enfin commencer… Mais non, en huitièmes, un match piège les attend de nouveau face à l’Irlande. Grâce au courage, au collectif, à ce nouvel élan et cette volonté insufflés par Didier Deschamps, l’équipe de France arrive à se sortir de ce « traquenard », alors qu’elle était menée au score dès les premières minutes. Tous ces matchs ont été laborieux et le public y croit sans y croire, comme en 98. Et puis, il y a ce match face à l’Islande en quarts qui marque le déclic. Alors, oui, ce n’est « que l’Islande », mais dans cet Euro version 2.0, il n’y a pas de petites équipes. La preuve : l’Angleterre, la Belgique, l’Espagne (tenante du titre) n’arriveront même pas à ce stade de la compétition et vont se faire respectivement éliminer par l’Islande, le Pays de Galles et l’Italie, que personne n’avait vu venir jusque-là…

D’un point de vue français, une sorte d’élan commence à naître et à pousser les Bleus vers la demie face à l’Allemagne. L’Allemagne qui jusqu’à présent nous a toujours martyrisés (élimination en quarts en 2014, plus les vieux ressentiments de 82 et 86), peut-être enfin allions-nous conjurer le sort… Une Allemagne privée de Hummels, Gomez et Khedira. La petite étoile qui brille au dessus de DD semble être toujours présente, cette petite étoile, renforcée par le public du Vélodrome, qui nous permettra de trouver la faille à deux reprises dans ce match et nous enverra en finale. Et oui, « on est en finale, on est en finale… », de nouveau, un parfum de 98 flotte dans l’air, les maillots de Griezmann se vendent à tour de bras, les drapeaux français s’affichent un peu partout, l’élan populaire est bel et bien là et on va aller au bout…

Après tout, pourquoi pas ? Le prochain adversaire : le Portugal, seule équipe à s’être qualifiée pour les demies sans gagner un seul match, d’ailleurs, on se demande tous ce qu’elle fait à ce stade de la compétition. Une équipe sans saveur, dont le « jeu » (si on peut appeler cela du jeu, tellement le niveau est pathétique) est médiocre (euphémisme) depuis le début. Sans sous-estimer l’adversaire, il n’y a pas de raison de ne pas aller au bout. Mais « le foot a ses raisons que la raison ne connait point »…

Le scénario avait pourtant bien commencé : occasions françaises, les Bleus font le jeu, trouvent des espaces, mettent à mal cette équipe, jusqu’à la sortie de CR7 sur blessure. Le tournant du match ? Probablement, tant les Portugais se sont mis à serrer de plus en plus le jeu. Cependant, la bande à Griezmann ne lâche pas, mais n’arrive pas à trouver le chemin des filets. Comme s’ils avaient peur de faire mal à cet adversaire, qui est largement à leur portée, les Bleus retombent dans les travers des premiers matchs et le score restera vierge jusqu’à la fin du temps réglementaire. Des deux côtés, on joue de malchance avec ce ballon qui frappe la transversale ou bien le poteau. Il faudra donc aller jusqu’aux prolongations. 109e minute, Eder donne l’avantage aux coéquipiers de CR7. Ça y est, le match est plié. Manque d’expérience ? De maturité ? Certainement, au vu de la jeunesse de l’effectif, et du manque d’âme de guerrier aussi. Certes, un groupe est né mais pas encore assez agressif, comme un ado à qui il manque encore des années avant de passer à l’age adulte. Bref, on n’est pas champions d’Europe et le Portugal ne mérite pas cette victoire

D’un point de vue sportif, on ne peut pas dire que cet Euro soit une réussite : 108 buts en 51 matchs, des rencontres soporifiques… La faute à qui ? L’UEFA, prônant une ouverture à 24 pays ? Certainement car on s’est retrouvé avec un tableau final complètement déséquilibré et des délais entre 2 matchs trop longs (une semaine pour l’équipe de France entre l’Irlande et l’Islande, rien de tel pour casser le rythme d’une compétition de haut niveau), et seulement 3 jours avant d’affronter l’Allemagne.

D’un point de vue « humain », l’Euro a battu tous les records dans les tribunes. Malgré un début marqué par les altercations entre Russes et Anglais à Marseille, les Irlandais, Islandais, Gallois ou Allemands ont mis le feu dans les rues et les stades et nous ont fait oublier les débordements des premiers jours.

Du coté des Bleus, « l’opération rachat » a été une réussite totale. Cette nouvelle équipe a enfin réussi à se faire aimer de nouveau du public, suite à l’épisode de Knysna, entre autres. Les nombreuses heures passées avec des entraînements ouverts au public et les rapprochements avec les « kops » de supporters ont porté leur fruit puisque, dorénavant, on est « vraiment tous fiers d’être Bleus ». Pendant un mois, ils ont réussi à nous faire oublier la situation dans laquelle notre pays se trouve : oubliées les menaces d’attentats, le chômage, le 49.3…

L’oubli aurait été d’autant plus fort si on avait pu gagner ce championnat… Malheureusement, malgré tous vos efforts, on reste sur notre faim. Et ce n’est pas votre faute, ce n’est pas votre job non plus. En 1998, dans un contexte différent (3% de croissance), la victoire avait redonné de l’optimisme, relancé (de manière éphémère) le pouvoir d’achat et avait créé cette cohésion « black, blanc, beur ».

Aujourd’hui, 4 jours après la fin de la compétition, on est tous un peu « groggy ». Le gouvernement ne peut s’approprier ce parcours magnifique car honnêtement, notre équipe n’était pas attendue à ce stade de la compétition. Finie l’esbroufe, place de nouveau au marasme, aux crises, aux problèmes sociaux auxquels le gouvernement va devoir faire face. Pas de volte-face possible, l’heure est venue d’assumer pour eux, pour les joueurs d’oublier, et pour nous d’arrêter de nous faire berner et de continuer d’espérer. Espérer que cette nouvelle équipe de France nous fera rêver dans deux ans.

Quel bilan tirez-vous de cet Euro 2016 ? Répondez en commentaires, ou sur le Twitter et le Facebook du Yaourt du Sport, ou sur le Twitter de notre nouvelle rédactrice !

B. & K.

5 réflexions au sujet de « Euro 2016 : bilan et équipe type »

  1. Le contretemps, voilà l’idée qui manque à cet excellent tableau. Certains (mot bien commode quand on veut dire des vacheries) ont pris leur chance (tirer au but) quand il fallait l’offrir (passer) ou l’ont offerte dans de mauvaises conditions quand il fallait la prendre. A part cela j’ai bien fait de ne pas acheter un écran plat 40 pouces. Qu’est-ce-que j’en ferais maintenant ? Aller sur W9 revoir et revoir des matches perdus où je n’ai pas pu assourdir mon quartier avec ma trompette ? Non merci !

  2. Des compos de l’équipe type ,j’en ai 479 puissance 3 donc je ne vais donc pas commencer à énumérer …
    s’agissant des commentaires de la belle Karine, elle a raison, on se demande ce que le Portugal foutait là ! mais son adversaire méritait-il mieux?
    Ah oui, c’est vrai qu’il ont écrasé l’Islande, remporté miraculeusement la demi finale, qui ne se jouait pourtant pas à Lourdes. c’est les jambes qu’ils ont eu lourdes, trois jours après nos petits français …

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