Allemagne – Italie : les notes !

La deuxième demi-finale de l’Euro, Allemagne – Italie, a rendu son verdict ! Après un match dominé de la tête et des épaules, c’est la Squadra Azzura qui tentera d’empêcher l’Espagne de conserver son titre dimanche, pour un remake du premier match du groupe C. Le Yaourt du Sport débriefe ce match et vous donne les notes des joueurs, avec l’excellente contribution, pour les notes allemandes, de deux lecteurs invités : Adrien et Bastien ! L’homme du match ? Indice : une coupe de cheveux de merde.

Deutschland über alles : les notes des joueurs allemands !

Neuer (5,5) : Ne peut rien sur les deux buts. Abandonné plusieurs fois par ses défenseurs, il aura été assez solide. Et il se prend pour le Kaiser Beckenbauer à la fin du match ! Quel panache !

Lahm (4,5) : Coupable sur le deuxième but, où il couvre Balotelli, cette erreur ternit sa prestation. A beaucoup tenté, mais a semblé très essoufflé en deuxième mi-temps.

Badstuber (2) : Un match complet ! Avec notamment une erreur de placement impardonnable sur le premier but (que regardait-il ?). Une démonstration de patins qui aurait pu permettre à Marchisio de porter l’estocade en fin de match.

Hummels (3) : Un combat physique intense avec Balotelli, dont ce dernier sera sorti vainqueur. Il prend le bouillon sur le premier but et se montre fébrile par la suite. Trop léger pour une demi-finale d’Euro.

Boateng (4,5) : Il a fait le boulot derrière, mais un apport offensif insuffisant. Il aurait fallu prendre plus de risques. Remplacé par Müller pour les vingt dernières minutes. Celui-ci aura été aussi utile que le jeu concours de TF1.

Schweinsteiger (5) : Comme son compatriote Khedira, il aura été solide dans l’entrejeu et présent défensivement. Il aura toutefois été beaucoup plus brouillon dans l’apport offensif. A beaucoup couru, en vain.

Khedira (4,5) : Discret en première mi-temps malgré une très bonne frappe qui aurait pu faire mouche. S’est davantage montré en seconde période pour apporter le surnombre devant. Intéressant mais quelques maladresses. Dommage !

Kroos (5) : Me copiera cent fois « les corners, ça se tire entre le gardien et le point de penalty ». Quelques bonnes frappes, de la volonté, mais vraiment trop fouillis.

Podolski (2,5) : A beaucoup couru, souvent pour rien. Logiquement sorti à la pause pour être frais et dispo à la reprise avec Arsène. Remplacé par Reus, auteur d’une bonne rentrée, avec notamment un bon coup franc. Mais il n’a pas été capable d’insister pour déstabiliser réellement la défense adverse.

Özil (5,5) : Le meilleur Allemand sur le terrain, il a été le seul à semer la zizanie dans la défense italienne. Il a dû se sentir seul à la fin du match et a logiquement fini par aligner sa performance sur celle de ses partenaires. Inscrit un penalty anecdotique en fin de match.

Gomez (4) : Rarement trouvé par ses coéquipiers, et traité de « neuneu » par Christian Jeanpierre, il aura du mal à s’en remettre. Son jeu de remise a toutefois été souvent intéressant. Remplacé par Klose, fidèle à lui-même : il s’est démené et a raclé tout ce qu’il pouvait, mais en vain.

L’Italia s’è desta : les notes italiennes

Buffon (6,5) : Excepté le penalty, le portier italien n’a jamais été pris à défaut. Il prouve, sur l’ensemble de cet Euro, qu’il est encore un des meilleurs du monde. Il faudrait éviter les quelques relances en touche, mais on lui pardonne !

Balzaretti (5,5) : Présent sur le côté droit de la défense, il a réalisé plusieurs interventions et s’est même permis d’attaquer en deuxième mi-temps. Il marque un but, logiquement refusé pour hors-jeu. Hélas, une petite mimine dans la surface provoque le penalty allemand à la 91è minute.

Bonucci (6) : Encore un match solide de la défense centrale italienne. Rarement débordés, les deux défenseurs ont bien muselé Gomez, puis Klose. Un carton jaune pour Bonucci, pour avoir son nom dans les stats.

Barzagli (6) : On vient de le dire : le tandem défensif de la Juve n’a pas été tellement bougé. Même combat, même note pour Barzagli.

Chiellini (6,5) : Je le préfère en défense centrale, mais même dans le couloir gauche, il a su s’imposer. Vraiment pas évident à déborder, il a effectué quelques rares montées, mais sur l’une d’elle, il est à l’origine de l’action de l’ouverture du score. Un des meilleurs défenseurs de l’Euro.

Pirlo (7) : Les matchs se suivent et se ressemblent pour le milieu de la Juve (oui, ça fait bien quatre joueurs de suite de Turin). Le métronome de l’équipe. Il semble avoir le don d’ubiquité et une vision à 360°. Le Milan AC n’avait pas vraiment cherché à le prolonger. Bien vu les gars.

De Rossi (6,5) : Match complet, il a même pris son carton habituel. Il avait déjà brillé en défense au début de la compétition. Il montre encore ce soir que son poste de prédilection, c’est milieu défensif, avec un grand nombre de ballons récupérés.

Marchisio (5) : Aura bien croqué quand même, notamment sur la belle pirouette de Badstuber (75è). Tout de même appliqué dans l’entrejeu italien.

Montolivo (6,5) : Gad Elmaleh, mais en moins marrant. Il nous a éclaté ! Technique, il est l’alter ego de Pirlo, en plus offensif. Superbe ouverture pour Balotelli pour le second but italien. Remplacé par Thiago Motta, qui a apporté encore plus de densité physique (faut dire que Montolivo, c’est plus Gad Elmaleh que Jean-Marie Bigard) et a tout de même eu le temps de prendre son carton.

Cassano (5,5) : N’a pas été époustouflant, mais il a été à l’origine de plusieurs décalages, notamment un bon centre déposé sur la tête de son compère pour l’ouverture du score. Pour un mec qui ne devait plus pouvoir jouer au foot… Remplacé par Diamanti. Vif, remuant, mais a un peu tendance à s’enflammer. Je croyais que c’était un espoir, mais en fait, il a 29 ans.

Balotelli (7,5) : C’était Super Mario ! L’homme du match, c’est lui ! Un doublé pour répondre à ses détracteurs de manière courtoise. On ne demande pas beaucoup plus à un attaquant. Et juste après avoir prouvé son efficacité, il rappelle le pourquoi de sa réputation en prenant un jaune… pour avoir enlevé son maillot. Du grand Balotelli. Perclus de crampes, il est remplacé par Di Natale, qui n’aura pas eu beaucoup d’occasions mais en aura raté une.

BCL., AP. et B.

Portugal – Espagne : les notes !

La première demi-finale de l’Euro, Portugal – Espagne, était placée sous le signe de l’Ibère ! Et ce n’est pas l’équipe qui jouait en blanc, le Portugal, qui s’est qualifiée, mais bien l’Espagne, toujours en lice pour conserver son titre ! Pas d’avalanche de buts, ni de tempête d’occasions (un peu plus en prolongations), c’est bien l’épreuve des tirs au but, glaçante de tension, qui a envoyé l’Espagne en finale. On débriefe, à froid, cette rencontre et le Yaourt du Sport, toujours frais et un peu givré, vous glisse les notes des joueurs ! L’homme du match ? Indice : il a une tête de Yéti et un nom de vieux.

Honneur aux vaincus : les Portugais !

Rui Patricio (4) : Ok, je suis un peu sévère. Je n’oublie pas qu’il a réalisé deux excellentes parades devant Iniesta et Navas et qu’il a très bien sorti le tir au but de Xabi Alonso. Mais il a été tellement fébrile dans son jeu au pied… Juste pour l’exemple, vers la 110è minute, il prend 30 secondes à dégager… pour la mettre en touche. SOS, Portugal cherche gardien.

Coentrão (6.5) : Je suis surpris qu’on ne parle pas davantage de ce joueur. Certes, il n’a pas retrouvé le niveau qu’il avait il y a deux ans, mais il a prouvé ce soir qu’il n’était pas encore à jeter ! A été décisif défensivement à plusieurs reprises et a plusieurs fois tenté d’apporter le surnombre à gauche.

Bruno Alves (4) : Moins serein que d’habitude et commettant beaucoup de fautes, il souffre de la comparaison avec son compère de la défense centrale. Et il se paie le luxe de manquer son tir au but (bien arrêté par Casillas tout de même).

Pepe (7) : L’homme du match. Et un des meilleurs joueurs depuis le début de l’Euro. Physiquement, c’est un monstre et en plus, désormais, il commet peu de fautes (je crois même qu’il en subit davantage). Impérial dans le jeu aérien et propre dans ses relances, il réussit même son tir au but !

Pereira (3) : Beaucoup d’actions espagnoles sont venues de son côté. Il a énormément souffert successivement face à Iniesta, Alba ou encore Pedro.

Veloso (6) : Il a eu du mal en fin de match, mais il a été un rouage essentiel du milieu portugais, notamment pour couper les transmissions espagnoles. Tout de même un peu moins imprenable que ses camarades du milieu. Remplacé par Custodio, que je n’ai pas beaucoup vu.

Meireles (6.5) : Quelle activité ! Il a dû en avaler des kilomètres ! Une coupe de cheveux toujours intéressante et un pressing quasi constant qui a embarrassé Xavi. Remplacé par Varela, qui s’est surtout distingué pendant les prolongations en tergiversant sur la balle qui aurait pu emmener le Portugal tout droit en finale.

Moutinho (6.5) : Malgré quelques périodes où il disparaissait, le milieu portugais a montré toute l’étendue de son talent, que ce soit techniquement, mais également, et c’est plus surprenant, défénsivement. Dommage qu’il manque son tir au but, il aurait mérité une meilleure sortie.

Nani (3) : Nani n’a pas choisi le bon match pour se montrer discret. On l’avait un peu remarqué en première mi-temps, sans qu’il soit décisif. Mais par la suite, on l’a totalement perdu de vue. Vous aussi, un moment, vous vous êtes demandé s’il était toujours sur la pelouse ?

Ronaldo (4) : D’aucuns disaient que l’attaquant madrilène jouait peut-être le Ballon d’or sur ce match. Si c’est le cas, c’est sans doute raté. Pourtant, il a essayé d’accélérer et représentait souvent la principale menace portugaise. Malheureusement, ses mauvais choix et ses frappes grotesques ternissent son bilan. N’a même pas eu l’occasion d’effectuer son tir au but. Et une question : vous trouvez normal qu’il soit capitaine ?

Almeida (2) : Sans faire exprès, j’ai failli écrire « Almerdia ». True story. Et ouais, ça lui irait bien sur ce match. Remplacé par Nelson Oliveira, qui n’a pas vraiment fait mieux, mais lui n’a pas tellement eu l’occasion de prouver qu’il pouvait le faire.

Le tenant du titre est toujours là : les notes espagnoles

Casillas (6.5) : Un tir au but arrêté, on lui demande pas beaucoup plus. Et cet arrêt aura été décisif… Et puis, il n’a pas eu grand-chose d’autre à faire puisque les Portugais se sont surtout contentés d’arroser autour du but.

Alba (6.5) : Pas au mieux de sa forme en début de match, régulièrement distancé, il est monté en puissance le long de la rencontre. Et au bout d’un certain temps, il a complètement verrouillé son couloir et a pu apporter le surnombre en attaque. Il a beaucoup fait souffrir Pereira et c’est lui qui sert Iniesta sur la meilleure action du match.

Piqué (4.5) : Toujours fébrile, notamment quand il a le ballon dans les pieds, il semble avoir perdu la technique qui faisait de lui un des meilleurs défenseurs du monde. Néanmoins, sa présence dans les duels aériens et son tir au but réussi remontent un peu sa note.

Ramos (6) : Heureusement que lui assure en défense centrale. Parfois limite dans ses interventions, il a cependant été décisif face aux attaquants portugais et son jeu de tête a été intéressant devant. De plus, il réussit son tir au but.

Arbeloa (4) : Je ne suis toujours pas convaincu par l’arrière droit espagnol… Heureusement, il se rattrape un peu en fin de match avec quelques interventions devant Ronaldo, mais il a été globalement dépassé.

Busquets (7) : Travailleur de l’ombre, il a pour moi été le meilleur espagnol sur le terrain. Présent dans le jeu aérien, propre dans les relances, à l’origine de plusieurs interceptions, il est un rouage indispensable de l’Espagne (et du Barça).

Xabi Alonso (5.5) : Plaque tournante du jeu espagnol, Xabi Alonso a été un peu moins précis, un peu moins juste que d’habitude. Un bon match tout de même, mais moins époustouflant que lors des matchs précédents. Il faut dire que l’opposition était coriace en face. Par ailleurs, il manque le premier tir au but, même s’il est plutôt bien tiré.

Xavi (5) : Il a tenté d’orienter le jeu de son équipe, mais le milieu portugais l’a empêché de distiller ses bons ballons. Il semblerait que le Portugal avait compris qu’il fallait absolument museler le milieu de terrain de Barcelone et l’a bien fait, même si ça n’a pas été suffisant. Remplacé par Pedro, qui a réalisé une excellente rentrée sur la gauche, même s’il se fait rattraper par Coentrão après un bon service de Fabregas. Il semble revivre sous le maillot de son pays.

Iniesta (6.5) : Même s’il n’a pas été décisif, le petit milieu espagnol a encore une fois été le maître à jouer de son équipe. Pas avare en accélérations et en dribbles (souvent réussis), on dirait qu’il a des yeux dans le dos. C’est lui qui a la balle de match en prolongations, qu’il négocie bien mais qui est détournée par Rui Patricio. Il marque son tir au but.

Silva (5.5) : Je suis un peu partagé face à la prestation de David Silva. Très remuant, demandant souvent la balle, il utilise bien ses ballons, a une bonne vision du jeu et une technique impeccable. Cependant, je trouve qu’il joue un peu à contretemps de ses coéquipiers et qu’il a du mal à s’inscrire dans le schéma de jeu de Del Bosque. Remplacé par Jesus Navas, qui a une nouvelle fois fait une très bonne rentrée. Il a dynamité le côté droit. A n’en pas douter, les entrées couplées de Pedro et de Navas ont apporté l’étincelle qui manquait au jeu espagnol.

Negredo (3) : Enfin, l’Espagne jouait avec un vrai attaquant de pointe ! Malheureusement, Negredo n’aura pas apporté grand-chose devant. Tout juste a-t-il pris quelques ballons de la tête, mais face à un client comme Pepe, ce n’est pas évident. Je ne comprends toujours pas pourquoi Llorente n’a pas sa chance… Remplacé par Fabregas, qui marque le tir au but de la victoire. Hormis ça, il a signé une prestation plutôt bonne, mais je vais me répéter, j’aurais fait entrer Llorente pour voir…

B.

L’Euro des Bleus : le débrief

Ca y est, la nuit est passée. Au réveil, malheureusement rien n’a changé, la France est toujours éliminée de l’Euro. C’est fou comme à chaque compétition, et malgré les antécédents houleux de nos bons Bleus, l’engouement renaît inévitablement. Dire qu’on était à un match de tout effacer, de vraiment recommencer de zéro. Une victoire contre l’Espagne, et Knysna n’aurait (enfin) été qu’un vieux souvenir. Mais bon, avec des si, on fait tomber des arbres.

Le Yaourt du Sport tient donc, à froid, à débriefer cet Euro français.

Les pouces en l’air :

Les quarts : Et oui tout de même, l’équipe de France, convalescente, a atteint les quarts de finale. On dira ce qu’on voudra de l’Ukraine, mais le reste n’est pas pourri ! Alors certes on a perdu contre la Suède, et fait nul contre l’Angleterre. LES FAITS SONT LA : on est passés.

La préparation : 3 victoires, une montée en puissance. Islande (3-2), Serbie (2-0) et Estonie (4-0). Pas les meilleures équipes d’Europe, mais a priori ces dernières sont prises à cette période… Et c’est toujours mieux qu’une piteuse défaite 1-0 face à la Chine et le redoutable Li LeiLei.

La naissance Cabaye : C’est incontestablement la révélation de l’Euro côté français. Efficace, propre, pas avare d’efforts. Il peut même activer l’option « avant-centre » en cas de besoin ! L’idole d’Adil Rami en somme…

La renaissance Ribéry : C’est la vraie bonne surprise de l’Euro ! C’était sa « dernière chance », il l’a prise. Ce n’est pas faute de l’avoir critiqué sur Le Yaourt du Sport, force maintenant est de constater qu’il a tout donné, souvent en vain, mais il a sué des ronds de chapeaux pour son maillot. Franck, merci.

Les pouces en bas :

La suffisance : Comment ? Comment peut-on aborder ce troisième match face à la Suède avec cette prétention. Alors d’accord la qualification était presque assurée, mais la première place, non (pour preuve) ! Et la première place nous aurait fait éviter l’Espagne. Bon calcul les gars. Même si avec des si…

La défense : 4 matches, 5 buts encaissés. Ce n’est pas l’Irlande, mais quel gardien on a ! Sans lui, on aurait sans doute pu doubler l’addition. Si nos latéraux n’ont pas été complètement ridicules, nos centraux sont clairement passés à côté de leur compèt’. Mexès, limace en chef qui se prend un stupide carton synonyme de suspension, n’a pas fait beaucoup mieux que Rami, qui transpire l’insécurité.

La génération 87 : « Cette fois, c’est la bonne ». Avec Ménez, Ben Arfa, Benzema et Nasri ENFIN tous ensemble, on attendait beaucoup des vainqueurs de l’Euro U17 en 2004. C’est loupé. Benzema n’a jamais endossé son rôle de buteur/star/leader/bassiste/agent. Difficile de marquer quand on est allergique aux surfaces de réparation… Si Nasri avait pour objectif d’être la nouvelle tête de turc des médias, c’est bien joué Samir. Ben Arfa est le champion des mauvais choix. A la limite, Ménez a un peu surnagé dans son rôle de joker, mais les « éternels espoirs » ont déjà 25 ans, et ont tous eu leur chance en Bleu sans pour autant démontrer une vraie rage de défendre cette couleur…

Laurent Blanc : Au niveau de la communication, rien à lui reprocher. Mais ses choix… Les faits font qu’ils sont indéfendables, même si on adore Lolo. Ménez et Cabaye marquent contre l’Ukraine, HOP, on les sort du 11 contre la Suède. Il y a deux mois, Debuchy n’était pas indiscutable en latéral droit, il le devient pendant les poules, et HOP, on le place milieu droit. Dans l’idée c’était pas si con, mais au final c’est un échec. Il n’a pas réussi à gérer les égos, et créer le moindre leader. On n’oublie pas le travail et les progrès effectués depuis deux ans, et j’espère qu’on le gardera jusqu’en 2014. On connaît déjà la future liste des 23 d’ailleurs !

Au final, notre patriotisme nous pousse à chercher des points positifs, mais ne nous voilons pas la face : cet Euro n’est pas une réussite. Un seul bon match, contre l’Ukraine… Deux cuisantes défaites, et un nul qui porte assez bien son nom. Une nouvelle déception dans notre coeur de supporter, mais on sait pertinemment qu’on sera là pour donner de la voix dans deux ans…

N’hésitez pas à rejoindre page facebook, pour rejoindre notre communauté et tenter de remporter notre Yaourt d’or personnalisé à chaque match en pronostiquant le bon score !

S.

Espagne – France : les notes !

Voilà, l’Euro 2012 de l’équipe de France s’est achevé ce samedi 23 juin… On ressent vraiment une réelle déception à l’issue d’un match où, disons-le franchement, on se sera pas mal fait chier… Dommage de sortir à l’issue d’un match aussi terne, face à une équipe espagnole qui ne semblait pas intouchable et qui devra sérieusement élever son niveau de jeu si elle ne veut pas se faire éjecter par le Portugal. Ce match qu’on attendait aura été une grosse déception. Mais ce soir, ne nous laissons pas emporter par notre tristesse et nos regrets, et n’oublions pas que nous sommes allés jusqu’aux quarts de finale de cette compétition. Rien d’extraordinaire, mais il y a déjà du mieux, donc pour ça, on remercie les Bleus. Et pour le reste… voici les notes des 22 joueurs, attribuées par le Yaourt du Sport.

Notes Espagne - France

Honneur aux vainqueurs : les notes des joueurs de la Furia Roja

Casillas (5) : Pas envie de lui mettre plus que ça vu qu’il a passé le match à se toucher la nouille. Il a fait ce qu’il avait à faire : les six mètres essentiellement.

Alba (6.5) : Un des rares joueurs sur le terrain à avoir été décisif puisqu’il signe la passe décisive sur le seul vrai but du match. Et une bonne prestation défensive face aux assauts incessants de l’équipe de France (joke inside).

Ramos (6) : Bien présent physiquement et dans les duels. Remarquez que c’est quand même plus facile de récupérer des ballons quand on n’a pas d’adversaire.

Piqué (4) : Et ben lui, même sans réel adversaire, il n’a pas semblé serein ! Souvent pris dans les duels aériens, il risque de passer une demi-finale compliquée face à… Hugo Almeida. Rigolez pas, même face à lui, il risque d’en chier.

Arbeloa (4.5) : Mieux que d’habitude, mais d’habitude, il ne mérite pas de dépasser le 4. Quelques interventions, mais assez maladroit. Ça risque d’être un peu juste face à son coéquipier madrilène Cristiano Ronaldo…

Busquets (6.5) : Grosse présence au milieu de terrain, malgré quelques passes approximatives en début de partie. Il ne fait pas d’étincelles, mais comme au Barça, il est important dans le dispositif espagnol.

Xabi Alonso (8) : Dans un match avec si peu de jeu, que peut-on demander de plus à un joueur ? Des ballons récupérés, de bonnes relances, un but d’une belle tête plongeante, un penalty bien transformé. Évidemment, c’est lui l’homme du match !

Xavi (5) : A passé une bonne soirée de congés à Donetsk. On l’aurait même aperçu en train de jouer à la passe à 10.

Iniesta (5) : Moins tranchant que lors des derniers matchs, il a moins accéléré, moins dribblé, moins percuté. En fin de compte, on aurait dit Iniesta, mais grippé. Apparemment, ça aura suffi. Remplacé par Cazorla à la 84è, qui poursuit ses visites express des terrains d’Ukraine.

David Silva (5.5) : Même s’il était moins en forme que durant les matchs de poule, il donnait l’impression de pouvoir apporter le danger à chaque accélération. Malheureusement pour le spectacle, des accélérations, il n’y en a pas eu énormément… Suffisant. Peut-être dans tous les sens du terme. Remplacé par Pedro à la 65è, qui a semblé vouloir marquer des points auprès de Del Bosque. Avec réussite puisqu’il provoque le pénalty à la 90è.

Fabregas (4) : Je ne comprends pas trop Del Bosque. Je ne comprends pas ce système de jeu sans attaquant qui, ce soir, n’a produit aucun jeu. Aucune présence dans la surface alors que face à Rami notamment, il y avait de quoi se montrer dangereux. Remplacé par Torres à la 67è. Je ne comprends pas non plus. Comment peut-on donner si peu de temps de jeu (environ 0 minute) à un mec comme Llorente ?

Des Bleus dans les notes

Lloris (6) : Que peut-on vraiment lui reprocher ? Pas grand-chose sur les deux buts en tout cas. Si, on peut lui reprocher de n’être que très bon, notamment dans sa sortie devant Fabregas (61è), et pas phénoménal, ce qui aurait pu nous sauver.

Clichy (5.5) : Au-dessus de la moyenne pour dire qu’on préfère l’avoir lui qu’Evra. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ! Souvent absent de son couloir, il a néanmoins essayé d’accélérer en fin de match, rare signe de révolte de l’équipe de France. Peu de solutions pour concrétiser ses montées…

Rami (4) : Pas encore très serein Adil, surtout au niveau de la relance. C’est sans doute dans ce domaine qu’il va falloir sérieusement progresser, que ce soit en club ou en sélection. Et sur l’action qui entraîne le penalty, il paraît très lent face à Pedro. Au moins, il aura paru concerné tout au long du tournoi. De la bonne volonté mais peut-être simplement un manque de qualité.

Koscielny (6) : Ben ouais, il jouait parce que Mexès (qui nous aura fait des belles daubes, soit dit en passant) était suspendu, et résultat : il aura été bien meilleur. Les buts ne sont pas de sa responsabilité et il aura été globalement solide et intelligent dans son placement. Mais c’est bien, on va avoir le temps de réfléchir à notre prochaine charnière type désormais.

Réveillère (3) : La drôle de tactique de Laurent Blanc lui aura permis d’endosser le costume de titulaire sur l’aile droite de la défense. On ne l’a pas beaucoup vu, signe que l’Espagne n’a pas attaqué à corps perdu. On l’a vu surtout deux fois en fait : sur le premier but où il n’est pas assez prompt pour contre le centre de Jordi Alba (19è), et sur le penalty qu’il concède et qui provoque le deuxième but (90è)… Et ouais, ça fait beaucoup Anthony, pas de bol…

Mvila (4.5) : Préféré à Diarra qui aura pourtant réalisé un bon Euro et qui aurait pu apporter une présence aérienne supplémentaire… Cependant, la copie de Mvila n’est pas entachée de grosse erreur. Mais ses relances ont rarement mis l’équipe de France dans le sens de la marche. Remplacé par Giroud à la 77è. Pourquoi le faire jouer maximum quinze minutes ?! (cf. La note de Laurent Blanc)

Cabaye (4) : Il aura été l’un des meilleurs Bleus de la phase de poules et peut-être l’un des meilleurs milieux de cet Euro. Mais face à l’Espagne, en quart de finale, le costume était peut-être un peu grand. Il a sans doute encore besoin de progresser et d’emmagasiner de l’expérience pour être décisif dans un match de cette importance.

Malouda (3.5) : Comme beaucoup de ses coéquipiers, il a eu la fâcheuse tendance d’enchaîner une bonne chose avec une mauvaise chose. Paradoxalement, les points positifs viennent des tâches défensives où il aura récupéré quelques ballons. En revanche, offensivement : que dalle. Remplacé par Nasri à la 64è. S’est bien fait remarquer, mais après le match. Pour avoir insulté un journaliste (et oui, encore). Néanmoins, on peut légitimement s’interroger sur le bien-fondé du « et ben casse-toi » prononcé par ledit journaliste. C’est bien de dénoncer le manque d’éducation des joueurs, mais il faut aussi savoir un peu balayer devant sa porte.

Debuchy (3) : Replacé en milieu droit par Laurent Blanc. Apparemment, il a manqué de repères. C’est bête, il aurait dû dire que son poste à lui, en fait, c’était arrière droit. Malgré tout, et même s’il glisse comme une daube sur le débordement décisif de Jordi Alba, il aura réalisé un bon Euro, que même sa prestation médiocre à un poste qui n’est pas le sien ne saurait ternir. On sera heureux de le revoir en Bleu… en latéral droit. Remplacé par Ménez à la 64è. A encore brillé par son intelligence en prenant un carton jaune pour contestation quelques minutes après son entrée.

Ribéry (4) : Aura été un des rares à tenter d’accélérer, de provoquer… avec plus ou moins de réussite. Offensivement, il aura, une nouvelle fois, été le meilleur Bleu ce soir. En revanche, aucun repli défensif, JAMAIS ! Dans le doute, je vais dire que c’était la consigne de Laurent Blanc, mais bon…

Benzema (2.5) : « Mais s’il marche comme ça, il arrivera jamais à prendre la balle », Noëline, 7 ans. Pas besoin d’être un pro pour analyser le match de Benzema, ça résume plutôt bien sa prestation ! Certes, il a essayé de redescendre pour chercher le ballon et construire le jeu, mais il n’a pas vraiment réussi. Et décidément, dans cet Euro, les surfaces de réparation auront eu l’air de ressembler à des terrains minés pour lui ! Il a aussi le droit d’y foutre les pieds, mais sans prendre le ballon avec les mains. Quelqu’un pour lui rappeler ? Bilan de l’Euro : 19 frappes, 0 but… Allez, Karim, tu es un très grand attaquant, l’Euro c’est raté, mais on sait que tu finiras par être décisif en Bleu. Enfin, si tu veux bien…

Bonus track : la note de Laurent Blanc !

Blanc (1) : Il a pris des risques avec sa composition originale. Mais pas ceux qu’on attendait. Point de Giroud ou de Diarra pour apporter une présence dans le jeu aérien, un des points faibles de l’Espagne. A la place, seulement deux joueurs à vocation offensive, Debuchy en milieu droit… Résultat : l’ouverture du score est venue de la droite, l’animation offensive était inexistante et la France aura été plus discrète encore que face à la Suède. Pari complètement raté donc pour Blanc. Il aurait gagné, on aurait fait de lui le nouveau génial stratège du football. Là, il se plante, donc c’est une fiente. C’est comme ça. Je n’arrive vraiment pas à comprendre ses choix sur ce match, j’aurais préféré qu’on soit plus ambitieux, quitte à ce qu’on se fasse cirer grossièrement. Mais sa mission à l’Euro n’était pas évidente et une qualification en quarts demeure un bon résultat. On le reconduit à la tête des Bleus alors ?… Allez ! C’est ça ou on rappelle Domenech !

N’hésitez pas à nous retrouver sur https://www.facebook.com/LeYaourtDuSport

B.

Suède – France : les notes de la France !

Certains parlent d’humiliation, de non-match, de péché d’orgueil… Une chose est sûre : les Bleus ont bien foiré leur match. Heureusement, la qualification n’est pas remise en cause, et c’est tout ce qu’on retiendra… Enfin, on retiendra tout de même les ratés individuels de certains joueurs, dont voici les notes, attribuées par le Yaourt du Sport ! Pas de notes pour les Suédois parce qu’ils nous ont trop bouffés, parce qu’ils sont trop grands et parce qu’on n’a pas eu le temps.

Les notes des Bleus donc !

Lloris (7) : Avait semblé avoir perdu l’usage de ses mains en première période. Il les a retrouvées en seconde mi-temps et s’en est servi à bon escient ! Souvent abandonné par sa défense, il a fait ce qu’il a pu et n’est pas coupable sur les deux buts. Ça a dû lui rappeler pas mal de ses matchs avec Lyon ! Le meilleur des mauvais Français.

Clichy (4) : On peut rappeler Evra ? Bon on exagère, mais Clichy n’aura pas été très rassurant ce soir. En retard sur les deux buts, il ne s’est pas non plus empressé de revenir défendre… Et son apport offensif n’a pas traumatisé les Suédois.

Mexès (3) : Il sera suspendu pour les quarts du finale ! Comment va-t-on faire sans lui ? A priori, on ne fera pas bien pire. Peut-être trop timide pour prendre la balle à son coéquipier de club, il s’est fait engloutir par Ibrahimovic.

Rami (3) : Allez, 3 pour 2, les 2 défenseurs centraux. Pas vraiment mieux que son compère, il est à la rue sur les deux buts et sur presque toutes les actions dangereuses des Scandinaves. Espérons que la tristesse de ne pas jouer avec son ami en quart lui donne un coup de fouet.

Debuchy (5) : Pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais il aura sans doute été le moins mauvais de la défense française, même si en deuxième mi-temps, Wilhelmsson lui aura posé beaucoup de problèmes ! Il aura tout de même réalisé quelques montées mises en valeur par la pauvreté offensive des Bleus.

Diarra (5,5) : Il a eu un impact défensif intéressant, et a intercepté quelques passes (adverses, je vous rassure). Pas spécialement décisif à part ça, il a tout de même une frappe cadrée à son actif.

M’Vila (4,5) : Faible physiquement. Dommage car c’est son principal atout, et on en aurait bien eu besoin ! Remplacé par Giroud, qui a failli planter une sacrée tête.

Nasri (4) : Le problème quand on fait le kakou, c’est qu’il faut assurer derrière. C’est dur à dire, mais chez nos confrères de L’équipe, on a dû être de tenter de titrer: « Ferme ta gueule Samir ». Remplacé par Ménez, rapide mais pas décisif.

Ribéry (6) : Il est toujours percutant, mais cette fois il a tout de même pas mal bouffé la feuille. Peut-être que l’incapacité de ses camarades à être dangereux l’a poussé à trop conserver le ballon…

Ben Arfa (3) : 3. Comme ses frappes. Non cadrées. Remplacé par Malouda, aussi nul.

Benzema (5) : Timide. Incapable de créer le moindre décalage dans la surface, il doit à chaque fois revenir pour récupérer les ballons. Mais il se bat beaucoup plus qu’avant, ce qui est un bon point.

N’oubliez pas de liker notre page facebook !

La Rédac’ du Yaourt.