Tour de France 2012 : bilan de la 2e semaine

Sept nouveaux jours de course sur le Tour de France 2012 et de nombreux faits marquants. Que faut-il retenir de cette deuxième semaine ? Si vous n’étiez pas devant votre écran ou si vous avez oublié ce qui s’est passé, le Yaourt du Sport dresse pour vous un bilan de la Grande Boucle après les deux tiers du parcours. L’occasion d’évoquer le premier gros contre-la-montre, les premières étapes de haute montagne et surtout de faire un nouveau point sur nos pronostics yaourt d’avant-course, ainsi que ceux faits après une semaine. Et n’oubliez pas qu’il n’est pas trop tard pour commencer à (faire semblant de) s’intéresser au Tour ! Tous les mots-clé du Tour sont sur le Yaourt du Sport !

US Posky, UK Postal… La Sky a-t-elle tué tout suspense pour le général ?

Oui. Question suivante ?

Bon, ok, on développe un peu… Pour ceux qui se demandent ce que signifient les deux premiers noms, ils font référence à une époque que l’on croyait révolue sur le Tour, celle où l’équipe de Lance Armstrong, l’US Postal, écrasait la course avec sa dream team. Et bien, on a presque retrouvé ce sentiment en voyant les coureurs de l’équipe britannique Sky. On avait dit, avant le début du Tour, que cette équipe était une véritable armada, tant pour les sprints, les contre-la-montre que pour la montagne. Ça s’est confirmé cette semaine. Premier acte : le contre-la-montre du lundi 9 juillet. Bradley Wiggins a remporté l’étape, ok, c’est un très bon rouleur. Mais s’imposer près d’une minute devant Cancellara, grand spécialiste également, c’est quand même un sacré écart. D’autant que le Suisse n’a fini que troisième, étant devancé par… Christopher Froome, de l’équipe Sky. Vous me direz, ce sont de très bons rouleurs. Certes, mais apparemment ce sont également d’excellents grimpeurs, en témoigne la victoire de Froome à la Planche des Belles Filles, lui qui avait emmené son leader durant toute l’ascension… Qualités qu’ils ont confirmées durant le deuxième acte : les Alpes (11 et 12 juillet). Bien qu’ils aient été quelquefois attaqués, les deux Britanniques ont su, somme toute assez aisément, contrôler les velléités de leurs adversaires. Donc les Sky écrasent plus ou moins tout le monde en haute montagne et en contre-la-montre, deux exercices qui requièrent des qualités physiques assez différentes… Ceci dit, on a déjà vu d’autres coureurs être aussi excellents en chrono qu’en grimpette. Des exemples ? Facile : Armstrong, Contador, Ullrich, Astérix… Non, oubliez Astérix, lui, il triche, il se dope à la potion magique !… Euh attendez… Ne me faites pas dire ce que j’ai pas dit ! Je ne me ferai pas l’écho des soupçons de dopage concernant l’équipe Sky. Ne comptez pas sur moi pour relayer les informations concernant un médecin de l’équipe qui aurait officié à la Rabobank du temps de quelques scandales.

Le Yaourt avait-il vu juste pour le podium ?

Assurément !… Bon d’accord, on s’est sans doute bien viandé. On l’a dit, Bradley Wiggins est dans un fauteuil pour être le premier Britannique à remporter le Tour. Fauteuil tiré par son coéquipier, Christopher Froome, qui occupe la deuxième place du classement. Par conséquent, question : Froome est-il plus fort que Wiggins ? Scène amusante durant l’étape du jeudi 12 juillet : après avoir été distancé à plusieurs reprises, Froome revient en tête du groupe des favoris et ramène son leader sur les quelques téméraires qui avaient lancé une offensive. Et plus fort, il retrouve un second souffle et décramponne son leader ! Et là, le directeur sportif de la Sky a sans doute explosé le tympan de Froome dans son oreillette ! Froome, comprenant sa « boulette », coupe immédiatement son effort et attend Wiggins, afin qu’ils puissent finir l’ascension main dans la main… Honnêtement, parfois, j’avais l’impression que là où certains cyclistes suaient sang et eau pour grimper, les deux Britanniques, eux, montaient en se racontant des blagues sur les Écossais… Bref, oui, Froome est peut-être au moins aussi fort que son leader et c’est bien dommage qu’ils soient dans la même équipe (peut-être du changement l’an prochain ?). Un peu comme les consignes en Formule 1 qui obligent deux pilotes à se faire des politesses quand ils ont la meilleure voiture. Non, je n’insinue pas que Froome prend son petit-déj’ en buvant de l’essence.

Donc il ne reste que la course à la troisième place ? Possible… Cadel Evans a tenté, on ne pourra pas lui reprocher ! Il a regardé Wiggins, Wiggins l’a regardé, il a regardé Wiggins, Wiggins l’a regardé, il a regardé Wiggins, il l’a attaqué dans la Croix de Fer. Bref, il s’est essoufflé et a finalement perdu 1min30 dans la dernière ascension… C’était un peu quitte ou double pour l’Australien et il n’a pas doublé grand-monde. Il va désormais falloir cravacher pour le podium ! Vincenzo Nibali, lui, est sans doute celui qui limite le plus la casse : toujours avec les Sky dans les montées, il les attaque parfois, le plus souvent en descente. Sur le podium provisoire, je ne vois pas comment il pourrait espérer davantage. Evans est censé être meilleur que lui en chrono, mais ça ne s’est pas vu dans le précédent CLM. Autre outsider intéressant, Denis Menchov a réussi une belle performance pour un leader : perdre 14 minutes en une étape, celle de jeudi. Nous en avions fait un favori pour le podium. Mais notre grande perspicacité nous conduit à réviser notre jugement… Dernier coureur pour compléter le probable futur Top 5 : Jurgen Van den Broeck. Toujours en forme, il ne lui manque peut-être qu’un allié pour creuser quelques écarts. S’il n’avait pas subi quelques coups du sort, il pourrait être une plus grande menace pour les Sky… Dommage, à surveiller l’an prochain. Enfin, du côté des « faux outsiders » qu’on avait cités pour déconner, c’est un grand festival d’humour sur deux roues ! Hesjedal, Sanchez et Gesink ont déjà disparu de la circulation. Et Schleck, dont on avait annoncé l’abandon, n’a toujours mis pied à terre ! Juste pour nous contredire ! Enfin, un mot sur Rein Taaramäe : on avait dit qu’on ne voyait pas qui pouvait l’empêcher de garder son maillot blanc. Et bien, c’était sans compter sur ses grandes capacités à se flinguer tout seul en quelques jours. Bilan : aujourd’hui, il a 42 minutes de retard sur le porteur du maillot blanc, Tejay Van Garderen. Solide.

Bon, après deux semaines, on se résout à affiner notre pronostic yaourt pour le Top 5 :

  1. Bradley Wiggins
  2. Christopher Froome
  3. Cadel Evans
  4. Vincenzo Nibali
  5. Jurgen Van den Broeck

Maillot vert : Peter en mode Super Sagan

Pas de changement de philosophie en tête du classement par points. Le Slovaque Peter Sagan écrase toujours la concurrence et, sauf grosse tuile, il devrait garder sa tunique verte. Pourtant, avec trois victoires d’étapes (comme Sagan), je persiste à penser que le meilleur sprinteur du peloton se nomme André Greipel. Mais voilà, il grimpe moins bien que le coureur de la Liquigas, ne s’est pas vraiment donné dans les sprints intermédiaires (pas très malin ça André !) et n’est pas capable de lutter dans les arrivées accidentées. Matthew Goss, lui, aura lutté autant que possible. Malheusement, il a été déclassé à l’arrivée de l’étape du vendredi 13 juillet et les commissaires de courses lui ont retiré… 30 points. Ouais carrément. Je pense qu’ils auraient dû aller au bout de leur réflexion et lui enlever une roue pour la fin du Tour. Tolérance zéro.

Du côté des autres sprinteurs, Mark Cavendish n’a toujours pas abandonné ! (décidément !) Il n’a tout de même plus grand-chose à espérer… Bonne nouvelle pour la Rabobank qui s’inquiétait sans doute de ne pas avoir de nouvelles de Mark Renshaw. Qu’ils se rassurent, on en a eu : il a abandonné ! Tout comme Tom Veelers (après Marcel Kittel). Belles perfomances aussi pour Petacchi qui a fini la 11e étape hors délais, Farrar qui occupe la dernière place du classement général, ou Bole qui est dans les dix derniers. Prochainement sur vos écrans : Tour de France 2012, le cimetière des sprinteurs.

Après deux semaines de course, on maintient notre pronostic yaourt pour le maillot vert : André Greipel, en tablant sur un abandon de Peter Sagan !

Le Tour de France aux Français !

Enfin, on ne pouvait parler de cette deuxième semaine sans évoquer les très belles performances des Français et les victoires d’étape de Thibaut Pinot (également deuxième de la onzième étape et dixième du général provisoire !), Thomas Voeckler et Pierre Rolland (et neuvième du classement pour le moment !). On ne peut pas encore lutter pour le podium apparemment, mais on a tout de même des coureurs capables de remporter des étapes pour le moins escarpées ! Et puis, avec Pinot, 22 ans, Rolland, 25 ans, sans oublier les absents du Tour (Nacer Bouhanni, champion de France à 21 ans, Arnaud Démare, vice-champion de France à 20 ans…), le cyclisme français a de l’avenir. Rendez-vous dans quelques années. A ce moment, ce seront les Français qu’on soupçonnera de se doper avec les meilleurs produits ! Et en cyclisme, c’est là une façon de reconnaitre les meilleurs.

B.

Tour de France 2012 : bilan de la 1ère semaine

Le 99è Tour de France est parti depuis une semaine. Que faut-il retenir de cette première partie ? Le Yaourt du Sport vous livre son analyse et tire déjà un premier bilan de ses quelques pronostics d’avant-course… Si vous voulez quelques clés de lecture pour l’article ou si vous voulez entamer votre culture Tour de France par les bases, n’oubliez pas notre Tour de France pour les nul(le)s !

Les chutes changent-elles la donne ?

Réponse claire, nette et engagée : oui et non. Il est évident que dans certains sprints, les chutes ont eu une influence : tour à tour retardés ou esquintés, Sagan, Cavendish, Greipel n’ont pu donner la pleine mesure de leur vitesse dans au moins une étape. Finalement, celui qui me semble le plus épargné, Matthew Goss, n’aura pas remporté la moindre étape pour le moment. Côté classement général, des chutes ont pu mettre fin aux espoirs de certains coureurs. Mais honnêtement, parmi les plus ou moins largués, qui pouvait réellement prétendre à la victoire finale, et même à un podium ? Voici une petite liste non exhaustive de ces cyclistes : Schleck, Valverde, Gesink, Rolland, Scarponi, Hesjedal… Certains ont lâché deux minutes, d’autres trois, ou ont abandonné (c’est le cas du Canadien, le dernier cité)… En fin de compte, et fort heureusement, aucun des favoris ou réels outsiders n’a été concerné directement par les chutes et les Evans, Wiggins, Nibali, Menchov… vont pouvoir s’expliquer sur le vélo, et non à l’hôpital.

Les grands favoris tous dans le coup

Parlons justement de la course au maillot jaune, en particulier à la lumière de l’étape du jour qui arrivait au sommet de la Planche des Belles Filles (true story). La première chose qui saute aux yeux, nous en avions parlé (ok, comme tout le monde), c’est que l’équipe Sky est presque une dream team. Aujourd’hui, dans la première étape qui grimpait vraiment, Bradley Wiggins a été emmené dans un fauteuil par les Porte, Rogers et autre Froome, ce dernier s’étant même permis de remporter l’étape (présence probable dans le top 10 à la fin du Tour). Ça m’a rappelé, et je ne pense pas être le seul, le « train bleu » US Postal pour Armstrong ou l’armada Discovery Channel pour… Armstrong. Espérons qu’il y aura davantage de suspense avec les Sky.

Le deuxième fait marquant, c’est la confirmation des deux immenses favoris : Bradley Wiggins et Cadel Evans. Le second nommé a pu suivre, a priori sans trop de problèmes, le train des Sky et a trouvé les ressources pour disputer la victoire sur la Planche des Belles Filles (même s’il a été coiffé au poteau par Froome). Les deux ont semblé être les plus forts sur cette étape, et sans doute sur le Tour, sachant qu’un contre-la-montre se profile déjà ce lundi. Quelqu’un pourra-t-il les menacer parmi les outsiders ? Mention spéciale à Vincenzo Nibali, un des rares à pouvoir suivre le rythme quasiment jusqu’à la ligne d’arrivée. Je n’ai toutefois pas l’impression qu’il soit au niveau des deux favoris et comme on le pressentait, Ivan Basso ne lui sera sans doute pas d’un grand secours…

Faisons le point sur les autres qu’on avait plus ou moins annoncés. Du côté de ceux qu’on avait décrits comme outsiders sérieux, fortunes diverses. Denis Menchov n’est pas mal et pointe à moins d’une minute de Wiggins. Ça semble difficile pour le Russe d’aller chercher la victoire, mais podium toujours d’actualité. Quant à Tony Martin… Des lecteurs m’avaient fait remarqué qu’il aurait du mal à suivre en montagne. Et finalement, il a du mal à suivre tout court. En réalité, pour l’instant, sa principale victoire est de ne pas avoir encore abandonné. Je persiste à penser qu’il avait quelque chose à jouer et force est de constater que sans sa déveine, il aurait largement pu contester la victoire du prologue à Cancellara. Je pensais qu’il pouvait crever l’écran dans le prologue, et il a crevé, tout court. Fortunes tout aussi diverses pour les outsiders à suivre. On a déjà parlé de Vincenzo Nibali, qui a une bonne carte à jouer pour le podium. On a aussi déjà parlé de Ryder Hesjedal, pour qui la seule carte à jouer sera une carte postale. Jurgen Van den Broeck, lui, n’a pas été gâté dans la septième étape, ralenti par un souci mécanique alors qu’il semblait plutôt bien. De fait, il est relégué à plus de deux minutes du maillot jaune, mais s’il reste dans cet état de forme, il peut accrocher un top 5. Enfin, les « faux outsiders » en qui on ne croyait pas ont confirmé les non-espoirs qu’on fondait en eux. On croyait Fränk Schleck et Samuel Sanchez limités en CLM. En fin de compte, ils ont l’air aussi limités en montagne cette année. Robert Gesink, comme Schleck, n’a pas été épargné par les chutes. Enfin, Rein Taaramäe peut en revanche être satisfait : il est parvenu à s’accrocher avec les meilleurs pendant la septième étape et a endossé le maillot blanc. On voit mal qui pourrait désormais l’en déposséder…

Allez, après une semaine d’épreuve, pronostic yaourt pour le Top 5 :

  1. Cadel Evans
  2. Bradley Wiggins
  3. Denis Menchov
  4. Vincenzo Nibali
  5. Jurgen Van den Broeck

Maillot vert : Bonjour Peter !

Parlons désormais des sprints et de la course au maillot vert. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un nom se détache clairement : Peter Sagan. Je ne l’avais pas fait figurer parmi les grands favoris, et des lecteurs me l’avaient fait remarquer (bravo à eux au passage !), à juste titre je dois le reconnaître. Le coureur de la Liquigas a juste été omniprésent en ce début de Tour, avec déjà trois victoires d’étape. Je ne pensais pas qu’à 22 ans, pour sa première participation, il était capable d’être aussi époustouflant. Et ce qui est vraiment bluffant, c’est que le Slovaque est capable de battre des mecs comme Cancellara, Boasson Hagen ou Gilbert sur des finals difficiles, mais aussi de tenir la dragée haute (a minima !) dans les sprints massifs à Cavendish, Greipel ou autre Goss… Il sait presque tout faire ! Je pense même que d’ici quatre ou cinq ans, il sera capable de viser un podium lors d’un grand tour (France, Espagne ou Italie).

Qui peut encore l’empêcher de ramener le maillot vert à Paris ? Ca risque d’être compliqué, mais les deux seuls encore en course sont Matthew Goss et André Greipel. L’Australien n’a pas encore gagné mais fait toujours l’effort dans les sprints intermédiaires. L’Allemand a gagné deux étapes, mais on le voit rarement dans les sprints intermédiaires, et surtout, il a été victime d’une chute. Ceci dit, même diminué, il a fait deuxième de la sixième étape derrière… Sagan. Mark Cavendish, lui, semble déjà trop loin et ne devrait pas trop tarder à abandonner. Son coéquipier, Edvald Boasson Hagen, a sans doute déjà laissé passer sa chance, mais pourrait revenir pour une victoire d’étape. Marcel Kittel a, lui, déja abandonné, et c’est bien dommage ! C’est Tom Veelers qui prend le relais, assez efficacement, pour les sprints chez Argos Shimano. Mark Renshaw fait, quant à lui, sans doute l’objet d’un avis de recherche lancé par la Rabobank. Peu de nouvelles également de Tyler Farrar ou Grega Bole. Alessandro Petacchi, lui, fait un jubilé réussi en prenant régulièrement des places d’honneur.

Après une semaine de course, avec certes un peu moins de conviction, on maintient notre pronostic yaourt pour le maillot vert : André Greipel.

On se retrouve la semaine prochaine pour voir si on s’est encore planté ! Et continuez à nous faire part de vos remarques, vos intuitions, vos pronostics… Enfin, n’oubliez pas que si vous voulez vous joindre à ces débats, mais que vous n’y comprenez rien, le Tour de France pour les nul(le)s vous permettra de combler vos lacunes !

B.

Le onze type de l’Euro 2012

L’élection s’est déroulée sous contrôle de Maître Mayo : voici, en exclusivité mondiale, l’équipe type de l’Euro 2012 du Yaourt du Sport.

Onze type de l'Euro

Casillas (Espagne) : Indubitablement, la place se jouait entre Buffon (Italie) et lui. La différence s’est notamment faite au niveau des stats : sept buts encaissés pour le portier italien, un seul sur l’ensemble du tournoi pour Casillas. Et si l’Espagne termine l’Euro meilleure défense, elle le doit en partie à son capitaine qui a su se montrer décisif aux moments opportuns. Le mec a 31 ans, 137 sélections (sachant que certains gardiens vont jusqu’à 40 ans…), 2 Ligues des champions, 5 titres de champion d’Espagne, 2 Euros (oui, haha, l’Espagne a 2 Euros en poche, merci 20 minutes !) et une Coupe du monde. Par contre, il a jamais gagné la Coupe des confédérations.

Alba (Espagne) : Ce n’est pas le dernier Espagnol de cette équipe type… Une des révélations du tournoi à n’en pas douter avec, au bout, une finale époustouflante. Le nouvel arrière gauche du Barça s’est petit à petit imposé comme une évidence dans le onze espagnol. Rapide, technique, il est aussi capable de bien défendre. De plus, il s’entend apparemment très bien avec des joueurs qu’il va retrouver en club… A suivre.

Pepe (Portugal) : On le savait capable du pire comme du meilleur. Le pire, c’est quand il semble essayer de shooter dans des joueurs au sol. Le meilleur, c’est dans cet Euro par exemple où il s’est montré presque infranchissable au sein de la défense centrale portugaise. Le tout en ne commettant qu’une seule faute durant toute la compétition !

Chiellini (Italie) : Il aura joué au centre de la défense ou à gauche, mais c’est au sein de la charnière qu’il aura été le meilleur. Son Euro est un peu terni par sa prestation en finale, où il aura sans doute joué blessé et se sera laissé déborder par Fabregas sur le premier but. Cependant, comme la plupart de ses compères de la défense italienne, il aura été très solide. Pour l’équipe type, en ballotage avec Hummels (Allemagne).

Ramos (Espagne) : Ouais, je sais, il n’a pas joué arrière droit durant l’Euro, mais il le faisait il n’y a pas si longtemps ! Il a été excellent, mais il y avait plus de concurrence en défense centrale qu’à droite. Finalement, côté latéral droit, il n’y avait que Gebre Selassie (République Tchèque) ou Debuchy (France), mais ils n’ont pas été à la hauteur du défenseur madrilène. Ce dernier aura été le taulier de la défense espagnole, bien plus rassurant que Piqué. Par contre, je comprends pas pourquoi il a voulu tirer des coups francs.

Busquets (Espagne) : Solide le bougre. Son camarade, Xabi Alonso (Espagne), aurait pu y figurer également, mais j’ai trouvé Busquets plus constant. Ce qui est certain, c’est que c’est pas évident de réussir une passe quand on a un client comme ça en face, qui presse, qui joue juste et qui est présent dans le jeu aérien. Un travailleur de l’ombre sobre et efficace.

Pirlo (Italie) : Le chef d’orchestre de l’équipe italienne aura notamment fourni des prestations de haut vol en quart et en demi-finale. Bon dans le pressing, une précision d’orfèvre, le Milan AC doit encore se manger les noix de l’avoir laissé filer gratos à la Juve. De Rossi (Italie) aurait aussi pu postuler à une place dans ce onze type tant il aura pesé, en défense ou au milieu.

Ronaldo (Portugal) : Malgré deux mauvais matchs, face au Danemark et à l’Espagne, Cristiano Ronaldo mérite sans doute sa place dans le onze type. Ca me permet de mettre autre chose que des Espagnols ou des Italiens ! Et même si je ne suis pas toujours fan de ce mec, il faut reconnaître que si un poteau comptait pour un demi-but, il serait largement meilleur buteur !

Iniesta (Espagne) : Élu meilleur joueur du tournoi par l’UEFA, que peut-on vraiment reprocher à Iniesta, qui a été le dynamiteur du jeu espagnol durant tout l’Euro et qui a souvent été décisif ? Peut-être de pas avoir davantage bougé ses fesses contre la France. Ca nous aurait au moins permis de voir un beau match…

Silva (Espagne) : Pour lui, c’est un peu un cas de conscience. Avec Iniesta, c’est sans doute l’individualité que l’on a le plus remarquée dans l’équipe espagnole. Le problème, c’est que lui semble moins « intégré » dans le jeu de la Roja. Par conséquent, il lui arrive à plusieurs reprises de faire la différence sans arriver ensuite à se comprendre parfaitement avec ses coéquipiers. Malgré ça, il a su montrer toutes ses qualités individuelles dans ce tournoi et a été l’excellent pendant d’Iniesta à droite de l’attaque espagnole.

Balotelli (Italie) : Forcément ! Super Mario ! D’accord, il a surtout fait un grand match, face à l’Allemagne en quarts, mais il a occupé le devant de la scène durant tout l’Euro, pas toujours pour de bonnes raisons ! Mais ce mec est un personnage qui mérite d’occuper la pointe de ce onze type (sauf si on l’associe avec Ronaldo en attaque), étant capable de le sublimer comme de le faire sombrer. Sa place aurait pu être contestée par un autre Super Mario, Gomez (Allemagne), mais celui-ci n’a hélas pas toujours été titulaire.

B.

L’Euro des Bleus : le débrief

Ca y est, la nuit est passée. Au réveil, malheureusement rien n’a changé, la France est toujours éliminée de l’Euro. C’est fou comme à chaque compétition, et malgré les antécédents houleux de nos bons Bleus, l’engouement renaît inévitablement. Dire qu’on était à un match de tout effacer, de vraiment recommencer de zéro. Une victoire contre l’Espagne, et Knysna n’aurait (enfin) été qu’un vieux souvenir. Mais bon, avec des si, on fait tomber des arbres.

Le Yaourt du Sport tient donc, à froid, à débriefer cet Euro français.

Les pouces en l’air :

Les quarts : Et oui tout de même, l’équipe de France, convalescente, a atteint les quarts de finale. On dira ce qu’on voudra de l’Ukraine, mais le reste n’est pas pourri ! Alors certes on a perdu contre la Suède, et fait nul contre l’Angleterre. LES FAITS SONT LA : on est passés.

La préparation : 3 victoires, une montée en puissance. Islande (3-2), Serbie (2-0) et Estonie (4-0). Pas les meilleures équipes d’Europe, mais a priori ces dernières sont prises à cette période… Et c’est toujours mieux qu’une piteuse défaite 1-0 face à la Chine et le redoutable Li LeiLei.

La naissance Cabaye : C’est incontestablement la révélation de l’Euro côté français. Efficace, propre, pas avare d’efforts. Il peut même activer l’option « avant-centre » en cas de besoin ! L’idole d’Adil Rami en somme…

La renaissance Ribéry : C’est la vraie bonne surprise de l’Euro ! C’était sa « dernière chance », il l’a prise. Ce n’est pas faute de l’avoir critiqué sur Le Yaourt du Sport, force maintenant est de constater qu’il a tout donné, souvent en vain, mais il a sué des ronds de chapeaux pour son maillot. Franck, merci.

Les pouces en bas :

La suffisance : Comment ? Comment peut-on aborder ce troisième match face à la Suède avec cette prétention. Alors d’accord la qualification était presque assurée, mais la première place, non (pour preuve) ! Et la première place nous aurait fait éviter l’Espagne. Bon calcul les gars. Même si avec des si…

La défense : 4 matches, 5 buts encaissés. Ce n’est pas l’Irlande, mais quel gardien on a ! Sans lui, on aurait sans doute pu doubler l’addition. Si nos latéraux n’ont pas été complètement ridicules, nos centraux sont clairement passés à côté de leur compèt’. Mexès, limace en chef qui se prend un stupide carton synonyme de suspension, n’a pas fait beaucoup mieux que Rami, qui transpire l’insécurité.

La génération 87 : « Cette fois, c’est la bonne ». Avec Ménez, Ben Arfa, Benzema et Nasri ENFIN tous ensemble, on attendait beaucoup des vainqueurs de l’Euro U17 en 2004. C’est loupé. Benzema n’a jamais endossé son rôle de buteur/star/leader/bassiste/agent. Difficile de marquer quand on est allergique aux surfaces de réparation… Si Nasri avait pour objectif d’être la nouvelle tête de turc des médias, c’est bien joué Samir. Ben Arfa est le champion des mauvais choix. A la limite, Ménez a un peu surnagé dans son rôle de joker, mais les « éternels espoirs » ont déjà 25 ans, et ont tous eu leur chance en Bleu sans pour autant démontrer une vraie rage de défendre cette couleur…

Laurent Blanc : Au niveau de la communication, rien à lui reprocher. Mais ses choix… Les faits font qu’ils sont indéfendables, même si on adore Lolo. Ménez et Cabaye marquent contre l’Ukraine, HOP, on les sort du 11 contre la Suède. Il y a deux mois, Debuchy n’était pas indiscutable en latéral droit, il le devient pendant les poules, et HOP, on le place milieu droit. Dans l’idée c’était pas si con, mais au final c’est un échec. Il n’a pas réussi à gérer les égos, et créer le moindre leader. On n’oublie pas le travail et les progrès effectués depuis deux ans, et j’espère qu’on le gardera jusqu’en 2014. On connaît déjà la future liste des 23 d’ailleurs !

Au final, notre patriotisme nous pousse à chercher des points positifs, mais ne nous voilons pas la face : cet Euro n’est pas une réussite. Un seul bon match, contre l’Ukraine… Deux cuisantes défaites, et un nul qui porte assez bien son nom. Une nouvelle déception dans notre coeur de supporter, mais on sait pertinemment qu’on sera là pour donner de la voix dans deux ans…

N’hésitez pas à rejoindre page facebook, pour rejoindre notre communauté et tenter de remporter notre Yaourt d’or personnalisé à chaque match en pronostiquant le bon score !

S.

Roland Garros : « Merci Messieurs »

Un lecteur régulier du blog nous a envoyé un article sur la finale de RG. Très fiers, nous le mettons évidemment en ligne, donc n’hésitez pas à en faire autant !

« Un petit mot à la communauté du Yaourt du Sport pour exprimer mon admiration aux deux joueurs de tennis qui se sont affrontés en finale du tournoi de Roland Garros cette année. C’était comme on dit un casting de rêve et un scénario digne des oscars.

Le numéro un contre le numéro deux.

Le premier joue pour remporter en plus de la compétition un quatrième titre d’affilée en « grand chelem », exploit  rarissime par sa difficulté de jouer sur des surfaces différentes  (l’australien Rod Laver y était parvenu en…1969…)

Le deuxième joue pour remporter un septième titre dans ce tournoi (le dernier à y être parvenu… personne! Un petit gars nommé Bjorn Borg avait tenté le coup, mais s’était dégonflé à six…)

La finale débute dimanche,les conditions sont mauvaises, du vent, de la pluie, la terre qui colle aux balles et aux chaussures, et puis ça glisse, bref, un temps à aller voter plutôt que jouer au tennis.

Le deuxième prend un meilleur départ et mène deux sets à rien, alors on se dit qu’on aura le temps d’une petite sieste avant la fin de l’après midi, tant pis pour le spectacle. Mais voilà, le premier qui n’en est pas arrivé là par hasard, se dit que mince, un grand chelem serait un beau cadeau pour papa et maman qui sont là dans le public (papa est croyant, il a un regard de tueur mais se signe à chaque beau point du fiston, ça rassure…) Alors bon,il remonte au score, gagne le troisième set, attaque le quatrième comme un chef mais décidément, la météo fait des siennes, et la pluie fine, c’est supportable, mais la douche à fond, ça perturbe un peu quand même. En plus, il y a quelques dames bien mises dans la tribune officielle qui ont oublié leur parapluie, alors le brushing sous un sac en plastique, je m’excuse, mais merde!! Allez, on arrête tout jusqu’à demain, après tout, à 500 euros la place au noir, les spectateurs reviendront bien un lundi !!

Alors ça a repris cet après midi. Comme le deuxième avait peut être mieux dormi, il a vite récupéré son léger retard dans le quatrième set et puis il a gagné parce que c’est pas le tout, mais maintenant il faut aller jouer chez les Anglais qui, bien qu’on ne joue pas au tennis à gauche, ont malgré tout trouvé une surface qui désoriente tout le monde : le gazon (anglais,lui aussi) et alors là, le gazon….

Bon je vous épargne les détails comme la tension terrible qui animait ces deux joueurs, les arrêts de jeu,le public, fin connaisseur qui, en plus de ses cris plus appropriés dans une arène que sur un court de tennis (une fois ça va ,..deux fois….vous connaissez la suite), trouve le moyen de faire une « olà » alors que l’un des joueurs va servir pour rester dans le match…

Le premier s’appelle Novak Djokovic,il est Serbe.Le deuxième s’appelle Rafael Nadal,il est Espagnol. Rafael a remporté son septième Roland Garros 6/4  6/3  2/6  7/5.

Ce sont deux très grands champions ; merci messieurs vous faites honneur au Sport avec un grand S.

P. »