Tour de France 2013 : bilan final

Bilan du Tour de France 2013Dimanche 21 juillet, le centième Tour de France s’est achevé avec une dernière étape Versailles – Paris, que nous avons eu la chance de vivre depuis l’intérieur de la Caravane. Une centième Grande Boucle qui n’aura pas été des plus palpitantes tant la domination du Maillot Jaune aura été écrasante, comme nous l’avions subodoré avant le départ. Pas de suspense pour le maillot jaune, peu pour le maillot vert, le maillot blanc… Voilà les premiers enseignements de la course. Et pour tout le reste et l’analyse en détails, il y a… le bilan final du Tour de France 2013 par le Yaourt du Sport. L’occasion de revenir sur nos pronos de mi-parcours, qui ont encore prouvé notre capacité à prédire l’avenir.

Maillot jaune : La naissance des #FroomeFacts

– Vous ne pouvez pas dire qu’on ne vous avait pas prévenu : Christophe Froome a remporté, sans aucun problème, le Tour de France 2013. Bon, vous allez me dire, presque personne ne doutait de la victoire du Britannique cette année… Et il a plutôt bien assumé son statut de favori puisqu’il met plus de 5 minutes dans la vue de tous ses rivaux (je ne compte pas les secondes qu’il a délibérément perdues sur les Champs pour arriver main dans la main avec ses petits copains) ! Froome a remporté trois victoires d’étape : deux en haute montagne, une en contre-la-montre. Il n’a jamais été inquiété et a écrasé la concurrence. C’est bien ce qui est désolant… Il y a trois ans, il n’était qu’un bon rouleur… Je ne sais pas quelles sont les méthodes de la Sky, mais apparemment, ce sont les bonnes. Et attention, Froome a dit qu’il avait coché les championnats du monde comme objectif… Quoi qu’il en soit, il vaut mieux en rire ! C’est ainsi que Twitter a donné naissance aux #FroomeFacts, dont voici un bel exemple : « Pour l’étape de l’Alpe d’Huez, Froome devrait remplacer l’ardoisier et annoncer lui même les temps intermédiaires. »

La révélation du Tour : Nairo Quintana. 2e du classement général, vainqueur à Annecy-Semnoz, maillot blanc, maillot à pois… Le petit grimpeur colombien aura été un des rares animateurs et une des rares satisfactions de la course. Et il n’a que 23 ans, même s’il en parait 45 ! Nous n’en avions pas parlé avant le départ, persuadés que nous étions qu’il ne serait qu’un équipier de luxe pour Alejandro Valverde… Mais ce dernier ayant perdu 10 minutes sur une crevaison, Quintana est devenu de fait le leader de la Movistar, et Valverde l’équipier modèle (qui avait de quoi attraper un podium et qui doit en bouffer son guidon). 2e pour son premier Tour de France, c’est prometteur, mais il reste très loin de Froome…

Les déceptions : Alberto Contador, Richie Porte, Tejay Van Garderen, Cadel Evans. On attendait beaucoup d’Alberto Contador. En tout cas, on espérait qu’il puisse tenir tête à Froome. Au moins un peu. Résultat, il finit 4e, à environ 7 minutes du leader… Quelque chose à ajouter ? Oui : il a pourtant bien été aidé par son coéquipier Roman Kreuziger, qui termine le Tour à une bonne 5e place. Quant à Richie Porte, on le croyait capable d’accrocher un podium… Et ce qui est bizarre, c’est qu’il en était peut-être bien capable ! Mais sa grosse défaillance à Bagnères-de-Bigorre, symbole d’une équipe Sky vacillante, lui aura été fatale. Remarquez, ça lui aura permis de se concentrer à fond sur son rôle d’équipier de Froome, voire de mère nourricière. Quant aux BMC Tejay Van Garderen et Cadel Evans, ils ont magistralement foiré leur Tour ! Respectivement 39e et 45e, à plus d’1h30 du maillot jaune, ils ont peut-être précipité le départ de leur directeur sportif John Lelangue. Lui ne risque pas de l’oublier ce centième Tour de France !

Les autres. On n’a pas encore parlé du 3e du classement général ! Et pour cause, Joaquim Rodriguez y échoue un peu par défaut. Attention, on ne dit pas que c’est une brêle. C’est juste que cette place, il la doit autant à ses qualités qu’à la méforme de ses adversaires. Finalement, sans jamais vraiment briller, Rodriguez complète le podium. Ce qui fait que notre Top 5 annoncé était plutôt pertinent, mais plutôt pour un quinté dans le désordre… Et encore, on fait 4 sur 5, à cause de Bauke Mollema, en qui on ne croyait pas mais dont on pensait qu’il pouvait un peu résister ! A tort… Enfin, parlons des Radioshack. Zubeldia a été inexistant. Quant à Andy Schleck, il a accompli une prouesse : finir le Tour ! Et dans le top 20 qui plus est ! La grosse cote.

Le Maillot Vert est-il le meilleur sprinteur ?

– On avait annoncé un duel Sagan – Cavendish arbitré par Greipel. A juste titre, sauf que les arbitres allemands étaient deux… Comme prévu, Peter Sagan a remporté son deuxième maillot vert consécutif. Mais pas uniquement grâce à ses qualités de sprinteur, loin s’en faut ! En effet, le Slovaque n’a remporté qu’une seule étape et n’a presque jamais pris la mesure de ses principaux concurrents. Mais voilà, Sagan est bien meilleur grimpeur que les autres et cela lui a permis de s’échapper quelques fois et de prendre des points décisifs quand les autres sprinteurs étaient absents… Il finit avec près de 100 points d’avance sur Mark Cavendish, qui aura tout de même remporté plus d’étapes que Sagan, comme on l’avait prédit (2 en l’occurrence) ! Mais, malgré une équipe toute acquise à sa cause, le Britannique a semblé beaucoup moins impérial que par le passé, sa suprématie étant remise en question par André Greipel, vainqueur d’une étape et d’un grand nombre de sprints intermédiaires, mais surtout par Marcel Kittel. Le sprinteur de l’équipe Argos-Shimano a raflé la bagatelle de 4 étapes, dont la première et la dernière ! Sans trop prendre de risques, on peut affirmer que c’est bien lui le meilleur sprinteur de ce centième Tour de France, ce qui est une demi-surprise. On savait l’Allemand très véloce, mais ce qui est étonnant, c’est qu’avant le départ, si l’on s’en tient aux dossards, le leader d’Argos, c’était Degenkolb, qui aura finalement joué le rôle de poisson-pilote de Kittel pendant à peu près toute la course… J’ai pas compris la stratégie, mais elle a marché !

Enfin, on retiendra…

Le bus d’Orica-GreenEDGE qui fout le bordel lors de la première étape.
Tony Martin qui a remporté son petit chrono habituel.
Des Français à la rue sur les routes du Tour : abandons de Bouhanni et Pinot pour une FDJ pas vernie, abandon de Jean-Christophe Péraud sur deux chutes malheureuses en un jour alors qu’il était dans le Top 10, Pierre Rolland largué qui n’a pas réussi à accrocher le maillot à pois malgré une certaine ténacité, Voeckler et Vichot bien discrets…
Christophe Riblon qui sauve l’honneur avec une belle victoire lors de l’étape reine à l’Alpe d’Huez et le trophée du plus combattif du Tour.
– La double victoire de Rui Costa, convoité par de nombreuses équipes, et on comprend pourquoi. Le Portugal a remporté deux fois plus d’étapes que la France sur ce Tour…
Jack Bauer, qui a finalement abandonné après avoir largement dépassé les 24h de course.

Et vous, que retiendrez-vous de ce centième Tour de France ? Venez nous le dire en commentaire, ou rejoignez-nous sur la page facebook du Yaourt du Sport ou sur le compte Twitter du Yaourt du Sport !

B.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.