Tout est encore possible pour les Experts

Sans doute avons-nous été mal habitués. Sans doute avons-nous oublié le goût amer de la défaite, et la capacité à la relativiser. Certes ils ont été peu convaincants lors de la première phase de cette Euro serbe (deux défaites et une victoire), mais il ne faudrait pas non plus basculer dans l’extrême inverse et enterrer trop vite cette équipe de France.

Déjà mathématiquement, rien n’est joué pour l’équipe de France. Ils ont entamé le tour principal avec une victoire (28-26) dimanche face à la Slovénie. Du coup, un faux pas de la Hongrie, ce qui est probable, et tous les espoirs seront permis.

Car l’équipe de France fait toujours peur. Même menée à la mi-temps face aux Slovènes, elle a su renverser la vapeur au premier moment faible de leurs adversaires. Elle garde ce don de pouvoir faire la différence dans n’importe quel match. Et si ses leaders, à l’image de Karabatic, ont du mal à être incisifs depuis le début de la compétition, leur montée en puissance se fait progressivement.

De plus la France possède l’un des groupes les plus riches. Lorsque Fernandez ou Omeyer sont en difficulté, Accambray et Karaboué répondent présents. De même depuis que Guigou s’est retiré à cause de sa blessure, Bingo profite de l’occasion pour prendre une nouvelle dimension. Le joueur de Tremblay est d’ailleurs en passe de devenir la révélation de cet Euro.

Un effectif complet, un mental à toute épreuve, cette équipe fait toujours partie des favorites pour le titre.

Sans doute avons-nous été mal habitués depuis 4 ans en handball, mais il ne faut jamais perdre l’habitude d’encourager nos Experts.

S.

Le grand retour de l’OM

Qu’il semble loin, l’Olympique de Marseille qui était lanterne rouge de ligue 1 après 6 journées. Auteurs d’un début de saison catastrophique (3 nuls et 3 défaites lors des 6 premières journées), les Marseillais ont entrepris ensuite une remontée infernale. Le tournant de la saison se passe sûrement le 6 décembre au Westfalenstadion de Dortmund. Dernière journée de la phase de ligue des champions, les hommes de Didier Deschamps, rapidement menés 2-0, arrachent la victoire et la qualification en fin de rencontre. De quoi refaire le plein de confiance et repartir de l’avant.

Depuis, ils enchaînent les bons résultats et ont des statistiques de futur champion (10 points en 4 matches, faciles qualifications en coupe de France et coupe de la ligue). Bien sûr leur début de saison les pénalise encore trop pour jouer les trouble-fêtes auprès du duo de tête Paris-Montpellier, mais les voici à 2 points du podium et de cette place qualificative pour la ligue des champions. A ce train, plus rien n’est impossible.

Car cette 3è place est presque vitale pour l’OM en difficulté financière, car elle est synonyme de revenus en cas de qualification finale pour la phase de poules (13,3 M d’euros). Ce retour finalement assez tôt dans la saison parmi les 6 premiers peut redonner de l’espoir aux supporters marseillais. Il reste encore 18 matches en ligue 1, et la dynamique actuelle peut inciter certains joueurs à rejoindre le club pendant le mercato.

La meilleure façon d’entamer 2012

Ces résultats sont évidemment satisfaisants pour l’OM, mais ce n’est en aucun cas le moment de se reposer sur ses lauriers. Didier Deschamps et ses hommes ont encore 4 matches décisifs à jouer en 3 semaines. Hormis les deux coupes, ils iront à Rennes et recevront Lyon lors des deux prochaines journées, les deux équipes qui les précèdent directement au classement. Il va donc falloir maintenir ce rythme pour rester accroché au wagon de tête.

Et il faudra pour cela apprendre à vivre sans les frères Ayew, partis à la CAN. Car Jordan et André étaient presque indispensables à l’attaque olympienne, et leur absence risque de peser si l’actuel duo de feu « Rémy-Valbuena » (voir infographie) se fatigue. Car pour l’instant les deux attaquants marchent sur l’eau, et pallient très bien l’absence des deux Ghanéens.

Si l’OM continue ses belles performances jusqu’à la fin de la CAN, et si Brandao s’intègre bien de nouveau au groupe, on pourrait les voir jouer la première place en mai. Mais avec si, on mettrait Marseille en bouteille…                                                                                                                                                   S.

Le PSG réussit sa rentrée

Pour le premier match de Carlo Ancelotti sur le banc du Parc des princes, les parisiens ont disposé d’une équipe de Toulouse peu inspirée (3-1).

L’italien avait d’ailleurs injecté quelques surprises dans sa composition, en repositionnant Bisevac latéral droit, et surtout en plaçant Ménez à la pointe de l’attaque parisienne. Ces innovations ont semblé perturber les automatismes parisiens, et de leur côté les toulousains ont profité des brèches, percutant la défense et se procurant les premiers corners du match.  Ménez n’arrive pas à se placer, et se déporte beaucoup trop sur les ailes pour peser sur la solide défense toulousaine (meilleure défense avant la rencontre, à égalité avec le PSG). Mais les hommes d’Alain Casanova ont beaucoup de difficultés en attaque depuis le début de la saison, et le match d’hier n’a pas dérogé à la règle.

Car pour vaincre le PSG cette année, il faut transformer les occasions. Les trois milieux relayeurs alignés par Ancelotti (Momo Sissoko, Bodmer et Jallet) ont rapidement étouffé leurs adversaires. Ces trois là sont de ceux qui semblent avoir plus de poumons que la normale. Le coach parisien avait pris des risques en bousculant la formation d’une équipe qui gagnait, mais la physionomie de la rencontre lui a donné raison. Bisevac a bien occupé son couloir, délivrant même une passe décisive pour l’ouverture du score de Nenê (1-0, 38è).

Après la pause, les parisiens ont dominé les débats dans tous les compartiments du jeu. Pastore, bien lancé par Ménez, remporte son duel avec Ahamada (2-0, 56è) et a semblé retrouvé ses inspirations perdues en fin d’année 2011. La défense est compacte et repousse les timides assauts toulousains, avec un Sakho impérial et un Maxwell convaincant pour son premier match sous ses nouvelles couleurs. Nenê confirme son état de grâce en éliminant Congré puis en trompant Ahamada pour la deuxième fois (3-0, 68è).

Au final ça fait trois buts encaissés pour Toulouse, qui laisse donc son statut de meilleure défense aux seuls parisiens. Seule ombre pour Ancelotti, le but marqué par Braaten en fin de match, au terme d’un cafouillage général (3-1, 88è).

Mais le PSG version 2012 conserve sa place de leader, et a convaincu pour sa rentrée scolaire.

S.

Leonardo tacle Maradona

Décidément, le PSG version Qatar aura fait parler tout le monde. Même les légendes. Diego Maradona s’en est pris dimanche à Leonardo au micro du Canal Football Club, disant qu’il ne comprenait pas ses choix de carrière et critiquant le nouvel aspect « pétrodollars » du nouveau club de la capitale.

Rappel du contexte : Maradona, actuellement entraîneur du club d’Al-Wasl au Qatar, a été interrogé sur la nouvelle situation du club parisien. Forcément, l’ex-star de l’équipe argentine avait quelque chose à dire.

Vieille rivalité argentino-brésilienne, clash entre deux personnalités ou simple volonté de faire le buzz ? Quoi qu’il en soit, « El Pibe de Oro » est un habitué de la déclaration choc, et celle-ci a forcément fait réagir le manager parisien.

« Plus on parle du PSG, mieux c’est ». Leonardo, rompu à l’exercice de la communication postcritiques, met en avant l’aspect médiatique de l’affaire. Sans doute aurait-il étouffé l’affaire en ne disant que cela, mais c’était sans compter sur l’ego du brésilien. L’attaque était plus discrète, mais en qualifiant Maradona de « 3è meilleur joueur mondial de tous les temps derrière Pelé et Messi», sa réponse cinglera aux oreilles de l’argentin.

Du coup, on peut sans trop s’avancer affirmer que le match opposant les deux anciens footballeurs n’en restera pas là. On sait Maradona très « sensible » quant à la hiérarchie des meilleurs joueurs de tous les temps. Si la légende argentine répond à son tour, ce sera une nouvelle occasion de mettre le PSG en une des journaux. Et peut-être de faire du flop David Beckham une histoire déjà ancienne. Tout comme l’affaire Beckham avait fait oublié le licenciement d’Antoine Kombouaré. N’oubliez-pas : « Plus on parle du PSG, mieux c’est… »

S.

L’étrange week-end de monsieur Loeb

Sébastien Loeb devient l’homme le plus titré de l’histoire en sport automobile. Il était assuré de remporter son 8è titre de champion du monde de rallye dès vendredi, et dépasse donc Michael Schumacher et Valentino Rossi, et leurs 7 titres respectivement en Formule 1 et en moto GP. En effet, fort de ses 222 points, il ne pouvait plus être rattrapé avant les deux dernières manches du RAC, son seul concurrent Mikko Hirvonen ayant abandonné dès la première étape suite à une casse de son radiateur. Fatigué par une fin de saison très intense, il aurait pu attendre patiemment la remise du trophée. Mais le champion reste un compétiteur, et sa soif de victoire n’était pas étanchée, et il voulait quand même tenter de remporter le dernier rallye de la saison, dominé jusqu’alors par le finlandais Jari-Matti Latvala. « Tout était encore possible » selon Loeb, qui n’avait que 7’’5 de retard.

Mais dimanche matin, sur le chemin du point de départ à Builth Wells, il percute un véhicule civil, alors que la route était fermée à la circulation. C’était une touriste espagnole, apparemment perdue. « J’ai vu au dernier moment débouler une voiture en face. J’ai pilé et serré tant que j’ai pu sur la gauche, (…) mais on s’est percutés de face, à basse vitesse », raconte-t-il. Un accident bête, sans blessé heureusement, mais un radiateur enfoncé, obligeant Loeb et son co-pilote Daniel Elena à abandonner avant le début de la dernière spéciale. Latvala ne sera pas rejoint et remporte donc le rallye de Grande Bretagne. La DS3 de Loeb a été remorquée jusqu’à la ligne d’arrivée, et le champion a quand même pu passer sur le podium en tant que champion du monde. Drôle d’histoire, qui aurait pu être moins cocasse si elle avait coûté le titre au français. Mais sans aucun dégât physique ni conséquence au classement, on ne retiendra que l’aspect insolite de l’aventure.

S.