Espagne – Italie : les notes !

L’Euro 2012, c’est fini ! Bravo à l’Espagne qui réussit là un triplé historique : Euro – Coupe du monde – Euro. Jamais cette performance n’avait été réalisée. 4-0 au tableau d’affichage. C’est sévère pour des Italiens qui n’auront pas été verni dans cette finale, avec deux blessures. Mais sur cette rencontre, l’Espagne a fait honneur à son statut en proposant un jeu fluide et porté vers l’attaque. Pour la dernière fois de cette compétition, le Yaourt du Sport vous livre les notes des joueurs sur ce match. L’homme du match ? Indice : il n’a pas touché beaucoup de ballons…

Trois trophées de suite pour eux, du jamais vu : les notes des joueurs espagnols

Casillas (6,5) : Plutôt serein. Quand on est un défenseur un peu tremblotant comme Piqué, on doit vraiment être soulagé d’avoir ça comme gardien derrière. Une fin de match devant la télé.

Alba (7,5) : On l’aura vu cavaler dans ce match ! Un appel de balle de 50 mètres sur le deuxième but espagnol (41è) ! Et quel sang froid pour conclure et inscrire son premier but en sélection ! A plutôt bien tenu son couloir et n’a pas arrêté d’apporter le surnombre. Le Barça a vu juste : c’est le meilleur latéral gauche de l’Euro.

Piqué (5,5) : Un peu moins fébrile que lors des derniers matchs, il a tout de même dû voir la sortie de Cassano avec soulagement. Présent dans les duels aériens, le ballon lui brûle toutefois encore un peu les pieds.

Ramos (6) : Quelques manques de concentrations étonnants, mais globalement très solide. En fait un peu trop à la fin, mais on va dire que c’était l’euphorie. Par ailleurs, je l’ai vu tirer un coup franc. Question naïve : il a déjà tiré un beau coup franc Sergio Ramos ?

Arbeloa (5) : DES PASSEMENTS DE JAMBE (35è) !! HAHA ! Sérieux, Alvaro ? Hormis ça, il a été plutôt sérieux défensivement, mais techniquement, il demeure le maillon faible de l’équipe.

Busquets (6,5) : Pas le dernier pour provoquer un adversaire en lui disant des mots doux. Alors quand il a quelqu’un comme Balotelli en face, il se régale… Si on faisait une adaptation ciné de l’album « La zizanie » d’Astérix (ouais, j’ai des références), c’est lui qui jouerait le mec qui fout la merde dans le village gaulois (j’ai oublié son nom). Mais il n’a pas fait que ça. Il aura encore été une fondation indispensable du jeu espagnol. A réussi 96% de ses passes…

Xabi Alonso (6,5) : Avec son compère Busquets, il a constitué le premier rideau défensif espagnol et a été quasi infranchissable. Lui aura réussi 89% de ses passes, soit 78. Énorme.

Xavi (8) : On avait regretté son manque d’activité en quarts et en demie. Dans cette finale, Xavi a retrouvé son sens du jeu presque sans égal. Une précision et un timing parfaits sur la passe en profondeur qui amène le but de Jordi Alba (41è). Un ballon intercepté et un nouveau caviar, et le petit toast qui va avec, pour Torrès (84è). Deux passes décisives, 80 passes réussies sur 86, soit 93%, (oui, on dit merci à Opta)… Le milieu catalan n’a pas manqué sa finale !

Iniesta (7,5) : Superbe ouverture vers Fabregas sur le but (14è). Et à part ça, il a encore été le dynamiteur du jeu espagnol. Ahurissant de vélocité et de rigueur technique, j’aimerais vraiment qu’il ait le Ballon d’or un moment. Pourquoi pas cette année ? Remplacé par Mata (86è), qui marque sur son premier ballon (88è). Bon, c’était pas très difficile non plus, même Chamakh l’aurait mise.

Silva (7) : D’une justesse technique bluffante, il marque, de la tête (!!), à la 14è minute. Je continue de trouver qu’il joue un peu à contretemps de la Roja, mais ce soir, son activité incessante lui a permis de briller et de faire briller les autres. Remplacé par Pedro (58è), plein de volonté. Trop même.

Fabregas (6,5) : Bel appel et centre décisif vers Silva (14è). Il a souvent débordé et pris de vitesse les défenseurs italiens. Mais il se trouve trop souvent sur le côté sans pouvoir trouver un coéquipier dans la surface. Remplacé par Torres (75è), décisif en inscrivant le troisième but espagnol (84è) et en servant son coéquipier de Chelsea, Mata, sur le quatrième (88è). Un bon ratio quand même ! Je vous ai déjà dit que j’aurais préféré voir Llorente ? Ou alors Batistos en pointe. Avec lui, c’est deux buts assurés.

Addition salée pour la Squadra Azzura : les notes des joueurs italiens

Buffon (5) : Même s’il n’a pas fait de miracle, Jean-Louis Bouffon (toi aussi, chez toi, amuse-toi à franciser les noms italiens !) n’a pas grand-chose à se reprocher sur les buts. Il s’en prend quatre certes, mais il aura été un des meilleurs gardiens du tournoi.

Chiellini (non noté) : Pris de vitesse sur l’ouverture du score espagnole (14è), il sort blessé à la 20è minute. Il a peut-être un peu trop tiré sur la corde… Remplacé par Balzaretti (4,5) qui rentre rapidement dans son match, tant défensivement qu’offensivement. Mais, à l’image de son équipe, il finit difficilement et couvre Torres sur le quatrième but (88è).

Bonucci (4) : Sur le deuxième but espagnol (41è), il a regardé passer Jordi Alba comme une vache regarde passer un train. Grosse main dan la surface à la 48è. Y a pas à dire, les arbitres de surface, c’est vraiment hyper efficace !

Barzagli (4) : Pas loin du rouge pour une faute sur Iniesta en position de quasi dernier défenseur (44è). Même tarif que pour son camarade de la charnière centrale. Avant le dernier quart d’heure pourtant, ils ne s’en sortaient pas si mal…

Abate (3,5) : De la percussion, mais dans Pirlo (20è). Il aura eu du mal face à Jordi Alba ou Iniesta, mais se sera défendu tant bien que mal. A parfois essayé de monter, sans grand succès.

Pirlo (4) : Ca m’embête un peu de lui mettre moins de la moyenne, mais force est de constater qu’il n’aura pas réussi sa finale. Il aura récupéré des ballons, mais dans la distribution comme dans les coups de pied arrêtés, il aura été beaucoup moins précis. L’Italie avait vraiment besoin de son leader et il n’a pas répondu présent. Un excellent Euro pour le milieu turinois tout de même.

De Rossi (5,5) : Le meilleur Italien sur la pelouse selon moi. A réalisé un pressing constant sur le milieu espagnol, s’est projeté vers l’avant… Un des rares à la hauteur côté italien. Malheureusement, il perd le ballon sur l’action du troisième but espagnol (84è).

Marchisio (4) : Globalement assez discret, il a beaucoup couru après le ballon. Il en a chipé quelques uns, mais n’a pas beaucoup apporté devant.

Montolivo (5) : Bizarrement, il a surtout pesé défensivement en récupérant pas mal de ballons. Une qualité de passe très appréciable, mais il n’a pas réussi à s’exprimer pleinement. Remplacé par Thiago Motta (56è). Claqué au bout de 4 minutes de jeu, il marche sur les records d’Owen et Mvila pour la blessure la plus rapide. Il aura réussi 100% de ses passes (une), c’est l’homme du match ! En effet, il est remplacé par… personne, puisque Prandelli avait déjà fait ses trois changements. Peu inspiré là-dessus l’ami Prandelli. C’est sans doute la deuxième erreur du match pour le sélectionneur italien, lourde de conséquence celle-ci, puisque ce fait de jeu est sans doute le tournant du match, les Italiens n’étant plus capables ensuite de mettre un pied devant l’autre.

Cassano (5) : Volontaire, presque le seul Italien dangereux en première mi-temps. Étonnamment remplacé à la mi-temps par Di Natale (3), qui aura apporté un bon paquet de positions de hors-jeu.

Balotelli (2) : On attendait Super Mario et on a eu droit à Waluigi. Aussi maladroit. Pas un ballon dans la surface en première mi-temps, on aurait dit Benzema ! Pas mieux en deuxième mi-temps, il n’aura pas eu l’occasion d’enlever son maillot. Allez Mario, l’avenir de la sélection italienne est devant toi…

B.

Tour de France : les forces en présence

C’est demain, samedi 30 juin, que s’élancera le 99è Tour de France. Au programme, un parcours qui fait la part belle aux rouleurs puisqu’une centaine de kilomètres de contre-la-montre sont au programme ! Ce profil atypique et les non-participations d’Alberto Contador et d’Andy Schleck ont quelque peu rebattu les cartes… A quelques jours du grand départ de Liège, le Yaourt du Sport décrypte pour vous les coureurs à suivre : pour la victoire finale, pour les sprints et pour ce qu’on appelle les « victoires au panache » (comprenez : les coureurs qui n’ont pour ambition que de remporter une victoire d’étape, au mieux le maillot à pois de meilleur grimpeur).

Tour de France insolite

Victoire finale : le maillot jaune pour un pur rouleur ?

Commençons par les deux noms qui, pour l’heure, se détachent assez nettement.

Cadel Evans (BMC) : L’Australien, tenant du titre, figure parmi les grandissimes favoris à sa propre succession. Depuis son titre de champion du monde en 2009, il est indéniable que le coureur âgé de 35 ans a franchi un palier. Très bon rouleur, bon grimpeur, n’hésitant plus désormais à attaquer (c’est ce qu’on lui reprochait beaucoup dans le passé), il semble avoir toutes les armes pour arriver encore aux Champs-Elysées avec le maillot jaune… Enfin presque. Une nouvelle fois, son point faible, c’est son équipe. Qui pour l’accompagner en montagne ? Burghardt, Moinard, Van Garderen, Hincapie ? Même si on ne doute pas de leur dévotion pour leur leader, cela semble un peu juste, comparé à d’autres… Une chance pour lui que le Tour ne se coure pas encore en tandem. Sa probabilité yaourt de gagner : 70%

Bradley Wiggins (Sky) : On ne parle que de lui, en particulier depuis qu’il s’est imposé sur le Critérium du Dauphiné devançant notamment… Cadel Evans ! On savait que c’était l’un des meilleurs rouleurs du monde (vice-champion du monde en titre de contre-la-montre), il a aussi prouvé, depuis 2009, qu’il savait également grimper et suivre les meilleurs (4è du Tour de France 2009, 3è de la Vuelta 2011, vainqueur du Dauphiné en 2011 et 2012, du Tour de Romandie et de Paris-Nice en 2012 !). Et lui arrive à Liège avec une sacrée armada ! Michael Rogers (2è du Dauphiné), Christopher Froome (4è du Dauphiné, 2è de la Vuelta), Richie Porte (9è du Dauphiné)… Il y aurait eu un CLM par équipe, je crois que la victoire lui était quasi assurée. Cependant, j’ai la sensation que le Britannique et ses coéquipiers auront été en forme un peu tôt et qu’ils ne seront pas assez frais pour le Tour. A voir. Sa probabilité yaourt de gagner : 60%

Les outsiders sérieux :

Tony Martin (Omega Pharma) et Denis Menchov (Katusha) : On en parle moins, mais ces deux-là ont vraiment un coup à jouer sur ce parcours. Tony Martin est champion du monde en titre de contre-la-montre, donc de ce côté, ça devrait aller. Mais pourra-t-il suivre en montagne ? Pas sûr, mais je pense qu’il pourra compter sur une équipe qui sera à son service et pas à celui de Levi Leipheimer, qui selon moi est à moitié cramé. Il pourra aider son coéquipier allemand, au même titre que les Français Chavanel et Pineau. Menchov n’a pas, lui, une équipe extraordinaire, en revanche, il vient d’être sacré champion de Russie de CLM. 2è du dernier Tour de France qu’il a couru (2010), le Russe est souvent placé, mais jamais gagnant. Pour l’instant. C’est la bonne cette fois ? Leur probabilité yaourt de gagner : 40%

Les outsiders à suivre :

Vincenzo Nibali (Liquigas), Ryder Hesjedal (Garmin) et Jurgen Van den Broeck (Lotto) : Tous les trois sont des bons rouleurs, des bons grimpeurs et possèdent une équipe intéressante (Basso (même si je doute de sa capacité à se muer en « coéquipier ») et Szmyd pour Liquigas, Danielson et Vande Velde pour Gamin, Roelandts et Vanendert pour Lotto). Mais chacun a une bonne raison de ne pas remporter le Tour. Nibali a déjà fait un gros début de saison et je ne sais pas si son association avec Basso est une aide ou un handicap. Hesjedal vient de remporter le Giro et je le vois mal faire le doublé. Van den Broeck est jeune et on l’encense pas mal, mais finalement, il n’a jamais rien gagné. Des valeurs sures pour le top 10, mais pour la victoire finale, c’est une autre paire de manches ! Leur probabilité yaourt de gagner : 20%

Les « outsiders » dont on parle, mais en fait, on n’y croit pas une seconde :

Fränk Schleck (Radioshack)Samuel Sanchez (Euskatel)Robert Gesink (Rabobank), et Rein Taaramäe (Cofidis) : 3è l’an dernier, Fränk Schleck a été promu leader de son équipe, profitant (ou pas) du forfait de son frère Andy. Sans son frère, en conflit presque ouvert avec la direction de son équipe, et avec la caravane qu’il traîne pendant les CLM, je vois mal comment il pourrait ne serait-ce qu’accrocher un podium. J’estime à 80% ses chances d’abandonner pendant le Tour. Même s’il ne démérite pas dans l’exercice du contre-la-montre, Sanchez paraît tout de même trop juste pour l’emporter et demeure trop marqué grimpeur pour une édition qui ne l’exige pas. Top 5 envisageable. Quant aux deux derniers, ils sont tous les deux bons grimpeurs et rouleurs, mais ils sont sans doute encore trop jeunes pour viser si haut. Gesink n’a pas encore remporté grand-chose et son équipe n’est pas bluffante. Taaramäe, lui, est estonien et appartient à une équipe française. Soyons sérieux… Leur probabilité yaourt de gagner : 5%

Tous les meilleurs sprinteurs du monde sont là

Quel plateau ! La bataille sera féroce dans les sprints massifs et dans la course au maillot vert, même si on sait déjà que certains n’iront pas au bout de la Grande Boucle pour se consacrer aux JO.

Mark Cavendish (Sky) sera bien évidemment encore LE sprinteur favori pour les arrivées en peloton groupé, mais n’ira sans doute pas jusqu’aux Champs pour la conquête du maillot vert (en vue des JO). La Sky semble bien décidée à jouer sur tous les tableaux ! Le champion du monde en titre devrait être bien lancé lors des sprints massifs, au moins par Bernhard Eisel, très rapide également. En ce qui me concerne, j’espère qu’Edvald Boasson Hagen ne sera pas trop au service du Britannique et qu’il aura l’occasion de tenter sa chance. Attention d’ailleurs au Norvégien qui est un très bon rouleur et qui grimpe pas si mal. Pas de quoi viser un podium, mais il ne sera peut-être pas très loin du top 10.

– Les Allemands André Greipel (Lotto) et Marcel Kittel (Argos) seront également redoutables et disposent déjà de références face à Cavendish ! En effet, ils l’ont tous les deux battu, aux Pays-Bas, lors du fameux Ster ZLM Toer ! Certes, le Britannique a remporté le classement général, mais il n’aura remporté aucun sprint massif, au contraire des deux Allemands. Kittel aura même remporté deux étapes. Et ce dernier n’a que 24 ans ! Leur équipe respective sera sans doute moins puissante, mais s’ils prennent la roue de Cavendish, il faudra bien les surveiller !

– Les Australiens Mark Renshaw (Rabobank) et Matthew Goss (Orica) ont également prouvé qu’il faudrait compter sur eux. Tous les deux anciens « poissons-pilotes » de Mark Cavendish, il leur tient à coeur de montrer qu’ils ont les qualités d’un leader. Sur le Ster ZLM Toer, Renshaw a réussi à devancer le Britannique à deux reprises, sans toutefois remporter d’étape. Il n’en reste pas moins véloce et sera l’atout principal de la Rabobank en plaine, puisque l’équipe néerlandaise n’a pas daigné emmener Lars Boom, pourtant vainqueur d’un sprint sur le Ster ZLM Toer devant… Cavendish ! Matthew Goss, lui, est vice-champion du monde en titre (derrière Cavendish si vous avez suivi) et a devancé le Britannique (bon, il avait chuté…) lors de la troisième étape du Giro, qu’il a remportée. Son équipe, Orica-GreenEDGE, étant moins ambitieuse, il en est le leader et pourra compter sur l’apport non négligeable de sprinteurs comme Baden Cooke ou Stuart O’Grady, tous deux anciens maillots verts du Tour !

– Enfin, on parle moins d’eux, mais il ne faudra pas les oublier : Tyler Farrar (Garmin)Peter Sagan (Liquigas), Alessandro Petacchi et Grega Bole (Lampre). Un peu moins en vue cette année, Farrar a tout de même battu une fois Cavendish l’an dernier sur la Grande Boucle (3è étape). L’Américain a peut-être tout misé sur le Tour cette année. Il pourra compter sur Rob Hunter pour l’épauler. A 22 ans seulement, Sagan représente l’avenir du sprint mondial : trois étapes de la Vuelta l’an dernier, cinq étapes du Tour de Californie ou quatre étapes du Tour de Suisse cette année, son palmarès est déjà long comme une ordonnance médicale de Lance Armstrong (c’est gratuit, je l’admets). Placé cette année dans plusieurs classiques, il va peut-être arriver rincé à Liège. Sans doute dangereux quand même. Enfin, petit choc des générations à la Lampre : Alessandro Petacchi, 38 ans, contre Grega Bole, 26 ans. L’un a l’expérience et a remporté deux étapes et le maillot vert en 2010, l’autre a la jeunesse mais encore peu de grosses références (Grand Prix de Plouay l’an dernier…). Pas certain que cette concurrence soit tout à fait saine.

Petit pronostic yaourt pour le maillot vert : André Greipel.

Enfin, on gardera un oeil, plus ou moins attentif, sur eux

Je ne les vois pas se battre pour un podium ou pour un maillot distinctif (peut-être le maillot à pois pour certains), mais ils ont chacun leur mot à dire pour une victoire d’étape sur leur terrain de prédilection (que ce soit la plaine en échappée, la montagne ou le contre-la-montre). Voici la liste, que l’on pourrait enrichir : Alexandre Vinokourov (Astana) (pas à la retraite celui-là ??!), Oscar Freire (Katusha), Michele Scarponi (Lampre), Alejandro Valverde (Movistar), Simon Gerrans (Orica), Fabian Cancellara (Radioshack), Thomas Voeckler et Pierre Rolland (Europcar) (oui, malheureusement, ce sont bien les seuls Français dont j’aurais parlé, le champion de France, Nacer Bouhanni n’étant même pas là… Je compte surtout sur Pierre Rolland en montagne et pour aller chercher un top 10, même si ce sera très compliqué sur ce parcours pour lui. Voeckler lui parvient toujours à se montrer, mais il serait utopique de penser qu’il peut rééditer son exploit de l’an dernier).

Bon Tour à tous ! On se retrouvera régulièrement pour faire le point et voir dans quelle mesure on se sera bien planté sur ces pronostics !

B.

Allemagne – Italie : les notes !

La deuxième demi-finale de l’Euro, Allemagne – Italie, a rendu son verdict ! Après un match dominé de la tête et des épaules, c’est la Squadra Azzura qui tentera d’empêcher l’Espagne de conserver son titre dimanche, pour un remake du premier match du groupe C. Le Yaourt du Sport débriefe ce match et vous donne les notes des joueurs, avec l’excellente contribution, pour les notes allemandes, de deux lecteurs invités : Adrien et Bastien ! L’homme du match ? Indice : une coupe de cheveux de merde.

Deutschland über alles : les notes des joueurs allemands !

Neuer (5,5) : Ne peut rien sur les deux buts. Abandonné plusieurs fois par ses défenseurs, il aura été assez solide. Et il se prend pour le Kaiser Beckenbauer à la fin du match ! Quel panache !

Lahm (4,5) : Coupable sur le deuxième but, où il couvre Balotelli, cette erreur ternit sa prestation. A beaucoup tenté, mais a semblé très essoufflé en deuxième mi-temps.

Badstuber (2) : Un match complet ! Avec notamment une erreur de placement impardonnable sur le premier but (que regardait-il ?). Une démonstration de patins qui aurait pu permettre à Marchisio de porter l’estocade en fin de match.

Hummels (3) : Un combat physique intense avec Balotelli, dont ce dernier sera sorti vainqueur. Il prend le bouillon sur le premier but et se montre fébrile par la suite. Trop léger pour une demi-finale d’Euro.

Boateng (4,5) : Il a fait le boulot derrière, mais un apport offensif insuffisant. Il aurait fallu prendre plus de risques. Remplacé par Müller pour les vingt dernières minutes. Celui-ci aura été aussi utile que le jeu concours de TF1.

Schweinsteiger (5) : Comme son compatriote Khedira, il aura été solide dans l’entrejeu et présent défensivement. Il aura toutefois été beaucoup plus brouillon dans l’apport offensif. A beaucoup couru, en vain.

Khedira (4,5) : Discret en première mi-temps malgré une très bonne frappe qui aurait pu faire mouche. S’est davantage montré en seconde période pour apporter le surnombre devant. Intéressant mais quelques maladresses. Dommage !

Kroos (5) : Me copiera cent fois « les corners, ça se tire entre le gardien et le point de penalty ». Quelques bonnes frappes, de la volonté, mais vraiment trop fouillis.

Podolski (2,5) : A beaucoup couru, souvent pour rien. Logiquement sorti à la pause pour être frais et dispo à la reprise avec Arsène. Remplacé par Reus, auteur d’une bonne rentrée, avec notamment un bon coup franc. Mais il n’a pas été capable d’insister pour déstabiliser réellement la défense adverse.

Özil (5,5) : Le meilleur Allemand sur le terrain, il a été le seul à semer la zizanie dans la défense italienne. Il a dû se sentir seul à la fin du match et a logiquement fini par aligner sa performance sur celle de ses partenaires. Inscrit un penalty anecdotique en fin de match.

Gomez (4) : Rarement trouvé par ses coéquipiers, et traité de « neuneu » par Christian Jeanpierre, il aura du mal à s’en remettre. Son jeu de remise a toutefois été souvent intéressant. Remplacé par Klose, fidèle à lui-même : il s’est démené et a raclé tout ce qu’il pouvait, mais en vain.

L’Italia s’è desta : les notes italiennes

Buffon (6,5) : Excepté le penalty, le portier italien n’a jamais été pris à défaut. Il prouve, sur l’ensemble de cet Euro, qu’il est encore un des meilleurs du monde. Il faudrait éviter les quelques relances en touche, mais on lui pardonne !

Balzaretti (5,5) : Présent sur le côté droit de la défense, il a réalisé plusieurs interventions et s’est même permis d’attaquer en deuxième mi-temps. Il marque un but, logiquement refusé pour hors-jeu. Hélas, une petite mimine dans la surface provoque le penalty allemand à la 91è minute.

Bonucci (6) : Encore un match solide de la défense centrale italienne. Rarement débordés, les deux défenseurs ont bien muselé Gomez, puis Klose. Un carton jaune pour Bonucci, pour avoir son nom dans les stats.

Barzagli (6) : On vient de le dire : le tandem défensif de la Juve n’a pas été tellement bougé. Même combat, même note pour Barzagli.

Chiellini (6,5) : Je le préfère en défense centrale, mais même dans le couloir gauche, il a su s’imposer. Vraiment pas évident à déborder, il a effectué quelques rares montées, mais sur l’une d’elle, il est à l’origine de l’action de l’ouverture du score. Un des meilleurs défenseurs de l’Euro.

Pirlo (7) : Les matchs se suivent et se ressemblent pour le milieu de la Juve (oui, ça fait bien quatre joueurs de suite de Turin). Le métronome de l’équipe. Il semble avoir le don d’ubiquité et une vision à 360°. Le Milan AC n’avait pas vraiment cherché à le prolonger. Bien vu les gars.

De Rossi (6,5) : Match complet, il a même pris son carton habituel. Il avait déjà brillé en défense au début de la compétition. Il montre encore ce soir que son poste de prédilection, c’est milieu défensif, avec un grand nombre de ballons récupérés.

Marchisio (5) : Aura bien croqué quand même, notamment sur la belle pirouette de Badstuber (75è). Tout de même appliqué dans l’entrejeu italien.

Montolivo (6,5) : Gad Elmaleh, mais en moins marrant. Il nous a éclaté ! Technique, il est l’alter ego de Pirlo, en plus offensif. Superbe ouverture pour Balotelli pour le second but italien. Remplacé par Thiago Motta, qui a apporté encore plus de densité physique (faut dire que Montolivo, c’est plus Gad Elmaleh que Jean-Marie Bigard) et a tout de même eu le temps de prendre son carton.

Cassano (5,5) : N’a pas été époustouflant, mais il a été à l’origine de plusieurs décalages, notamment un bon centre déposé sur la tête de son compère pour l’ouverture du score. Pour un mec qui ne devait plus pouvoir jouer au foot… Remplacé par Diamanti. Vif, remuant, mais a un peu tendance à s’enflammer. Je croyais que c’était un espoir, mais en fait, il a 29 ans.

Balotelli (7,5) : C’était Super Mario ! L’homme du match, c’est lui ! Un doublé pour répondre à ses détracteurs de manière courtoise. On ne demande pas beaucoup plus à un attaquant. Et juste après avoir prouvé son efficacité, il rappelle le pourquoi de sa réputation en prenant un jaune… pour avoir enlevé son maillot. Du grand Balotelli. Perclus de crampes, il est remplacé par Di Natale, qui n’aura pas eu beaucoup d’occasions mais en aura raté une.

BCL., AP. et B.

Portugal – Espagne : les notes !

La première demi-finale de l’Euro, Portugal – Espagne, était placée sous le signe de l’Ibère ! Et ce n’est pas l’équipe qui jouait en blanc, le Portugal, qui s’est qualifiée, mais bien l’Espagne, toujours en lice pour conserver son titre ! Pas d’avalanche de buts, ni de tempête d’occasions (un peu plus en prolongations), c’est bien l’épreuve des tirs au but, glaçante de tension, qui a envoyé l’Espagne en finale. On débriefe, à froid, cette rencontre et le Yaourt du Sport, toujours frais et un peu givré, vous glisse les notes des joueurs ! L’homme du match ? Indice : il a une tête de Yéti et un nom de vieux.

Honneur aux vaincus : les Portugais !

Rui Patricio (4) : Ok, je suis un peu sévère. Je n’oublie pas qu’il a réalisé deux excellentes parades devant Iniesta et Navas et qu’il a très bien sorti le tir au but de Xabi Alonso. Mais il a été tellement fébrile dans son jeu au pied… Juste pour l’exemple, vers la 110è minute, il prend 30 secondes à dégager… pour la mettre en touche. SOS, Portugal cherche gardien.

Coentrão (6.5) : Je suis surpris qu’on ne parle pas davantage de ce joueur. Certes, il n’a pas retrouvé le niveau qu’il avait il y a deux ans, mais il a prouvé ce soir qu’il n’était pas encore à jeter ! A été décisif défensivement à plusieurs reprises et a plusieurs fois tenté d’apporter le surnombre à gauche.

Bruno Alves (4) : Moins serein que d’habitude et commettant beaucoup de fautes, il souffre de la comparaison avec son compère de la défense centrale. Et il se paie le luxe de manquer son tir au but (bien arrêté par Casillas tout de même).

Pepe (7) : L’homme du match. Et un des meilleurs joueurs depuis le début de l’Euro. Physiquement, c’est un monstre et en plus, désormais, il commet peu de fautes (je crois même qu’il en subit davantage). Impérial dans le jeu aérien et propre dans ses relances, il réussit même son tir au but !

Pereira (3) : Beaucoup d’actions espagnoles sont venues de son côté. Il a énormément souffert successivement face à Iniesta, Alba ou encore Pedro.

Veloso (6) : Il a eu du mal en fin de match, mais il a été un rouage essentiel du milieu portugais, notamment pour couper les transmissions espagnoles. Tout de même un peu moins imprenable que ses camarades du milieu. Remplacé par Custodio, que je n’ai pas beaucoup vu.

Meireles (6.5) : Quelle activité ! Il a dû en avaler des kilomètres ! Une coupe de cheveux toujours intéressante et un pressing quasi constant qui a embarrassé Xavi. Remplacé par Varela, qui s’est surtout distingué pendant les prolongations en tergiversant sur la balle qui aurait pu emmener le Portugal tout droit en finale.

Moutinho (6.5) : Malgré quelques périodes où il disparaissait, le milieu portugais a montré toute l’étendue de son talent, que ce soit techniquement, mais également, et c’est plus surprenant, défénsivement. Dommage qu’il manque son tir au but, il aurait mérité une meilleure sortie.

Nani (3) : Nani n’a pas choisi le bon match pour se montrer discret. On l’avait un peu remarqué en première mi-temps, sans qu’il soit décisif. Mais par la suite, on l’a totalement perdu de vue. Vous aussi, un moment, vous vous êtes demandé s’il était toujours sur la pelouse ?

Ronaldo (4) : D’aucuns disaient que l’attaquant madrilène jouait peut-être le Ballon d’or sur ce match. Si c’est le cas, c’est sans doute raté. Pourtant, il a essayé d’accélérer et représentait souvent la principale menace portugaise. Malheureusement, ses mauvais choix et ses frappes grotesques ternissent son bilan. N’a même pas eu l’occasion d’effectuer son tir au but. Et une question : vous trouvez normal qu’il soit capitaine ?

Almeida (2) : Sans faire exprès, j’ai failli écrire « Almerdia ». True story. Et ouais, ça lui irait bien sur ce match. Remplacé par Nelson Oliveira, qui n’a pas vraiment fait mieux, mais lui n’a pas tellement eu l’occasion de prouver qu’il pouvait le faire.

Le tenant du titre est toujours là : les notes espagnoles

Casillas (6.5) : Un tir au but arrêté, on lui demande pas beaucoup plus. Et cet arrêt aura été décisif… Et puis, il n’a pas eu grand-chose d’autre à faire puisque les Portugais se sont surtout contentés d’arroser autour du but.

Alba (6.5) : Pas au mieux de sa forme en début de match, régulièrement distancé, il est monté en puissance le long de la rencontre. Et au bout d’un certain temps, il a complètement verrouillé son couloir et a pu apporter le surnombre en attaque. Il a beaucoup fait souffrir Pereira et c’est lui qui sert Iniesta sur la meilleure action du match.

Piqué (4.5) : Toujours fébrile, notamment quand il a le ballon dans les pieds, il semble avoir perdu la technique qui faisait de lui un des meilleurs défenseurs du monde. Néanmoins, sa présence dans les duels aériens et son tir au but réussi remontent un peu sa note.

Ramos (6) : Heureusement que lui assure en défense centrale. Parfois limite dans ses interventions, il a cependant été décisif face aux attaquants portugais et son jeu de tête a été intéressant devant. De plus, il réussit son tir au but.

Arbeloa (4) : Je ne suis toujours pas convaincu par l’arrière droit espagnol… Heureusement, il se rattrape un peu en fin de match avec quelques interventions devant Ronaldo, mais il a été globalement dépassé.

Busquets (7) : Travailleur de l’ombre, il a pour moi été le meilleur espagnol sur le terrain. Présent dans le jeu aérien, propre dans les relances, à l’origine de plusieurs interceptions, il est un rouage indispensable de l’Espagne (et du Barça).

Xabi Alonso (5.5) : Plaque tournante du jeu espagnol, Xabi Alonso a été un peu moins précis, un peu moins juste que d’habitude. Un bon match tout de même, mais moins époustouflant que lors des matchs précédents. Il faut dire que l’opposition était coriace en face. Par ailleurs, il manque le premier tir au but, même s’il est plutôt bien tiré.

Xavi (5) : Il a tenté d’orienter le jeu de son équipe, mais le milieu portugais l’a empêché de distiller ses bons ballons. Il semblerait que le Portugal avait compris qu’il fallait absolument museler le milieu de terrain de Barcelone et l’a bien fait, même si ça n’a pas été suffisant. Remplacé par Pedro, qui a réalisé une excellente rentrée sur la gauche, même s’il se fait rattraper par Coentrão après un bon service de Fabregas. Il semble revivre sous le maillot de son pays.

Iniesta (6.5) : Même s’il n’a pas été décisif, le petit milieu espagnol a encore une fois été le maître à jouer de son équipe. Pas avare en accélérations et en dribbles (souvent réussis), on dirait qu’il a des yeux dans le dos. C’est lui qui a la balle de match en prolongations, qu’il négocie bien mais qui est détournée par Rui Patricio. Il marque son tir au but.

Silva (5.5) : Je suis un peu partagé face à la prestation de David Silva. Très remuant, demandant souvent la balle, il utilise bien ses ballons, a une bonne vision du jeu et une technique impeccable. Cependant, je trouve qu’il joue un peu à contretemps de ses coéquipiers et qu’il a du mal à s’inscrire dans le schéma de jeu de Del Bosque. Remplacé par Jesus Navas, qui a une nouvelle fois fait une très bonne rentrée. Il a dynamité le côté droit. A n’en pas douter, les entrées couplées de Pedro et de Navas ont apporté l’étincelle qui manquait au jeu espagnol.

Negredo (3) : Enfin, l’Espagne jouait avec un vrai attaquant de pointe ! Malheureusement, Negredo n’aura pas apporté grand-chose devant. Tout juste a-t-il pris quelques ballons de la tête, mais face à un client comme Pepe, ce n’est pas évident. Je ne comprends toujours pas pourquoi Llorente n’a pas sa chance… Remplacé par Fabregas, qui marque le tir au but de la victoire. Hormis ça, il a signé une prestation plutôt bonne, mais je vais me répéter, j’aurais fait entrer Llorente pour voir…

B.

Espagne – France : les notes !

Voilà, l’Euro 2012 de l’équipe de France s’est achevé ce samedi 23 juin… On ressent vraiment une réelle déception à l’issue d’un match où, disons-le franchement, on se sera pas mal fait chier… Dommage de sortir à l’issue d’un match aussi terne, face à une équipe espagnole qui ne semblait pas intouchable et qui devra sérieusement élever son niveau de jeu si elle ne veut pas se faire éjecter par le Portugal. Ce match qu’on attendait aura été une grosse déception. Mais ce soir, ne nous laissons pas emporter par notre tristesse et nos regrets, et n’oublions pas que nous sommes allés jusqu’aux quarts de finale de cette compétition. Rien d’extraordinaire, mais il y a déjà du mieux, donc pour ça, on remercie les Bleus. Et pour le reste… voici les notes des 22 joueurs, attribuées par le Yaourt du Sport.

Notes Espagne - France

Honneur aux vainqueurs : les notes des joueurs de la Furia Roja

Casillas (5) : Pas envie de lui mettre plus que ça vu qu’il a passé le match à se toucher la nouille. Il a fait ce qu’il avait à faire : les six mètres essentiellement.

Alba (6.5) : Un des rares joueurs sur le terrain à avoir été décisif puisqu’il signe la passe décisive sur le seul vrai but du match. Et une bonne prestation défensive face aux assauts incessants de l’équipe de France (joke inside).

Ramos (6) : Bien présent physiquement et dans les duels. Remarquez que c’est quand même plus facile de récupérer des ballons quand on n’a pas d’adversaire.

Piqué (4) : Et ben lui, même sans réel adversaire, il n’a pas semblé serein ! Souvent pris dans les duels aériens, il risque de passer une demi-finale compliquée face à… Hugo Almeida. Rigolez pas, même face à lui, il risque d’en chier.

Arbeloa (4.5) : Mieux que d’habitude, mais d’habitude, il ne mérite pas de dépasser le 4. Quelques interventions, mais assez maladroit. Ça risque d’être un peu juste face à son coéquipier madrilène Cristiano Ronaldo…

Busquets (6.5) : Grosse présence au milieu de terrain, malgré quelques passes approximatives en début de partie. Il ne fait pas d’étincelles, mais comme au Barça, il est important dans le dispositif espagnol.

Xabi Alonso (8) : Dans un match avec si peu de jeu, que peut-on demander de plus à un joueur ? Des ballons récupérés, de bonnes relances, un but d’une belle tête plongeante, un penalty bien transformé. Évidemment, c’est lui l’homme du match !

Xavi (5) : A passé une bonne soirée de congés à Donetsk. On l’aurait même aperçu en train de jouer à la passe à 10.

Iniesta (5) : Moins tranchant que lors des derniers matchs, il a moins accéléré, moins dribblé, moins percuté. En fin de compte, on aurait dit Iniesta, mais grippé. Apparemment, ça aura suffi. Remplacé par Cazorla à la 84è, qui poursuit ses visites express des terrains d’Ukraine.

David Silva (5.5) : Même s’il était moins en forme que durant les matchs de poule, il donnait l’impression de pouvoir apporter le danger à chaque accélération. Malheureusement pour le spectacle, des accélérations, il n’y en a pas eu énormément… Suffisant. Peut-être dans tous les sens du terme. Remplacé par Pedro à la 65è, qui a semblé vouloir marquer des points auprès de Del Bosque. Avec réussite puisqu’il provoque le pénalty à la 90è.

Fabregas (4) : Je ne comprends pas trop Del Bosque. Je ne comprends pas ce système de jeu sans attaquant qui, ce soir, n’a produit aucun jeu. Aucune présence dans la surface alors que face à Rami notamment, il y avait de quoi se montrer dangereux. Remplacé par Torres à la 67è. Je ne comprends pas non plus. Comment peut-on donner si peu de temps de jeu (environ 0 minute) à un mec comme Llorente ?

Des Bleus dans les notes

Lloris (6) : Que peut-on vraiment lui reprocher ? Pas grand-chose sur les deux buts en tout cas. Si, on peut lui reprocher de n’être que très bon, notamment dans sa sortie devant Fabregas (61è), et pas phénoménal, ce qui aurait pu nous sauver.

Clichy (5.5) : Au-dessus de la moyenne pour dire qu’on préfère l’avoir lui qu’Evra. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ! Souvent absent de son couloir, il a néanmoins essayé d’accélérer en fin de match, rare signe de révolte de l’équipe de France. Peu de solutions pour concrétiser ses montées…

Rami (4) : Pas encore très serein Adil, surtout au niveau de la relance. C’est sans doute dans ce domaine qu’il va falloir sérieusement progresser, que ce soit en club ou en sélection. Et sur l’action qui entraîne le penalty, il paraît très lent face à Pedro. Au moins, il aura paru concerné tout au long du tournoi. De la bonne volonté mais peut-être simplement un manque de qualité.

Koscielny (6) : Ben ouais, il jouait parce que Mexès (qui nous aura fait des belles daubes, soit dit en passant) était suspendu, et résultat : il aura été bien meilleur. Les buts ne sont pas de sa responsabilité et il aura été globalement solide et intelligent dans son placement. Mais c’est bien, on va avoir le temps de réfléchir à notre prochaine charnière type désormais.

Réveillère (3) : La drôle de tactique de Laurent Blanc lui aura permis d’endosser le costume de titulaire sur l’aile droite de la défense. On ne l’a pas beaucoup vu, signe que l’Espagne n’a pas attaqué à corps perdu. On l’a vu surtout deux fois en fait : sur le premier but où il n’est pas assez prompt pour contre le centre de Jordi Alba (19è), et sur le penalty qu’il concède et qui provoque le deuxième but (90è)… Et ouais, ça fait beaucoup Anthony, pas de bol…

Mvila (4.5) : Préféré à Diarra qui aura pourtant réalisé un bon Euro et qui aurait pu apporter une présence aérienne supplémentaire… Cependant, la copie de Mvila n’est pas entachée de grosse erreur. Mais ses relances ont rarement mis l’équipe de France dans le sens de la marche. Remplacé par Giroud à la 77è. Pourquoi le faire jouer maximum quinze minutes ?! (cf. La note de Laurent Blanc)

Cabaye (4) : Il aura été l’un des meilleurs Bleus de la phase de poules et peut-être l’un des meilleurs milieux de cet Euro. Mais face à l’Espagne, en quart de finale, le costume était peut-être un peu grand. Il a sans doute encore besoin de progresser et d’emmagasiner de l’expérience pour être décisif dans un match de cette importance.

Malouda (3.5) : Comme beaucoup de ses coéquipiers, il a eu la fâcheuse tendance d’enchaîner une bonne chose avec une mauvaise chose. Paradoxalement, les points positifs viennent des tâches défensives où il aura récupéré quelques ballons. En revanche, offensivement : que dalle. Remplacé par Nasri à la 64è. S’est bien fait remarquer, mais après le match. Pour avoir insulté un journaliste (et oui, encore). Néanmoins, on peut légitimement s’interroger sur le bien-fondé du « et ben casse-toi » prononcé par ledit journaliste. C’est bien de dénoncer le manque d’éducation des joueurs, mais il faut aussi savoir un peu balayer devant sa porte.

Debuchy (3) : Replacé en milieu droit par Laurent Blanc. Apparemment, il a manqué de repères. C’est bête, il aurait dû dire que son poste à lui, en fait, c’était arrière droit. Malgré tout, et même s’il glisse comme une daube sur le débordement décisif de Jordi Alba, il aura réalisé un bon Euro, que même sa prestation médiocre à un poste qui n’est pas le sien ne saurait ternir. On sera heureux de le revoir en Bleu… en latéral droit. Remplacé par Ménez à la 64è. A encore brillé par son intelligence en prenant un carton jaune pour contestation quelques minutes après son entrée.

Ribéry (4) : Aura été un des rares à tenter d’accélérer, de provoquer… avec plus ou moins de réussite. Offensivement, il aura, une nouvelle fois, été le meilleur Bleu ce soir. En revanche, aucun repli défensif, JAMAIS ! Dans le doute, je vais dire que c’était la consigne de Laurent Blanc, mais bon…

Benzema (2.5) : « Mais s’il marche comme ça, il arrivera jamais à prendre la balle », Noëline, 7 ans. Pas besoin d’être un pro pour analyser le match de Benzema, ça résume plutôt bien sa prestation ! Certes, il a essayé de redescendre pour chercher le ballon et construire le jeu, mais il n’a pas vraiment réussi. Et décidément, dans cet Euro, les surfaces de réparation auront eu l’air de ressembler à des terrains minés pour lui ! Il a aussi le droit d’y foutre les pieds, mais sans prendre le ballon avec les mains. Quelqu’un pour lui rappeler ? Bilan de l’Euro : 19 frappes, 0 but… Allez, Karim, tu es un très grand attaquant, l’Euro c’est raté, mais on sait que tu finiras par être décisif en Bleu. Enfin, si tu veux bien…

Bonus track : la note de Laurent Blanc !

Blanc (1) : Il a pris des risques avec sa composition originale. Mais pas ceux qu’on attendait. Point de Giroud ou de Diarra pour apporter une présence dans le jeu aérien, un des points faibles de l’Espagne. A la place, seulement deux joueurs à vocation offensive, Debuchy en milieu droit… Résultat : l’ouverture du score est venue de la droite, l’animation offensive était inexistante et la France aura été plus discrète encore que face à la Suède. Pari complètement raté donc pour Blanc. Il aurait gagné, on aurait fait de lui le nouveau génial stratège du football. Là, il se plante, donc c’est une fiente. C’est comme ça. Je n’arrive vraiment pas à comprendre ses choix sur ce match, j’aurais préféré qu’on soit plus ambitieux, quitte à ce qu’on se fasse cirer grossièrement. Mais sa mission à l’Euro n’était pas évidente et une qualification en quarts demeure un bon résultat. On le reconduit à la tête des Bleus alors ?… Allez ! C’est ça ou on rappelle Domenech !

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B.