Le onze type de l’Euro 2012

L’élection s’est déroulée sous contrôle de Maître Mayo : voici, en exclusivité mondiale, l’équipe type de l’Euro 2012 du Yaourt du Sport.

Onze type de l'Euro

Casillas (Espagne) : Indubitablement, la place se jouait entre Buffon (Italie) et lui. La différence s’est notamment faite au niveau des stats : sept buts encaissés pour le portier italien, un seul sur l’ensemble du tournoi pour Casillas. Et si l’Espagne termine l’Euro meilleure défense, elle le doit en partie à son capitaine qui a su se montrer décisif aux moments opportuns. Le mec a 31 ans, 137 sélections (sachant que certains gardiens vont jusqu’à 40 ans…), 2 Ligues des champions, 5 titres de champion d’Espagne, 2 Euros (oui, haha, l’Espagne a 2 Euros en poche, merci 20 minutes !) et une Coupe du monde. Par contre, il a jamais gagné la Coupe des confédérations.

Alba (Espagne) : Ce n’est pas le dernier Espagnol de cette équipe type… Une des révélations du tournoi à n’en pas douter avec, au bout, une finale époustouflante. Le nouvel arrière gauche du Barça s’est petit à petit imposé comme une évidence dans le onze espagnol. Rapide, technique, il est aussi capable de bien défendre. De plus, il s’entend apparemment très bien avec des joueurs qu’il va retrouver en club… A suivre.

Pepe (Portugal) : On le savait capable du pire comme du meilleur. Le pire, c’est quand il semble essayer de shooter dans des joueurs au sol. Le meilleur, c’est dans cet Euro par exemple où il s’est montré presque infranchissable au sein de la défense centrale portugaise. Le tout en ne commettant qu’une seule faute durant toute la compétition !

Chiellini (Italie) : Il aura joué au centre de la défense ou à gauche, mais c’est au sein de la charnière qu’il aura été le meilleur. Son Euro est un peu terni par sa prestation en finale, où il aura sans doute joué blessé et se sera laissé déborder par Fabregas sur le premier but. Cependant, comme la plupart de ses compères de la défense italienne, il aura été très solide. Pour l’équipe type, en ballotage avec Hummels (Allemagne).

Ramos (Espagne) : Ouais, je sais, il n’a pas joué arrière droit durant l’Euro, mais il le faisait il n’y a pas si longtemps ! Il a été excellent, mais il y avait plus de concurrence en défense centrale qu’à droite. Finalement, côté latéral droit, il n’y avait que Gebre Selassie (République Tchèque) ou Debuchy (France), mais ils n’ont pas été à la hauteur du défenseur madrilène. Ce dernier aura été le taulier de la défense espagnole, bien plus rassurant que Piqué. Par contre, je comprends pas pourquoi il a voulu tirer des coups francs.

Busquets (Espagne) : Solide le bougre. Son camarade, Xabi Alonso (Espagne), aurait pu y figurer également, mais j’ai trouvé Busquets plus constant. Ce qui est certain, c’est que c’est pas évident de réussir une passe quand on a un client comme ça en face, qui presse, qui joue juste et qui est présent dans le jeu aérien. Un travailleur de l’ombre sobre et efficace.

Pirlo (Italie) : Le chef d’orchestre de l’équipe italienne aura notamment fourni des prestations de haut vol en quart et en demi-finale. Bon dans le pressing, une précision d’orfèvre, le Milan AC doit encore se manger les noix de l’avoir laissé filer gratos à la Juve. De Rossi (Italie) aurait aussi pu postuler à une place dans ce onze type tant il aura pesé, en défense ou au milieu.

Ronaldo (Portugal) : Malgré deux mauvais matchs, face au Danemark et à l’Espagne, Cristiano Ronaldo mérite sans doute sa place dans le onze type. Ca me permet de mettre autre chose que des Espagnols ou des Italiens ! Et même si je ne suis pas toujours fan de ce mec, il faut reconnaître que si un poteau comptait pour un demi-but, il serait largement meilleur buteur !

Iniesta (Espagne) : Élu meilleur joueur du tournoi par l’UEFA, que peut-on vraiment reprocher à Iniesta, qui a été le dynamiteur du jeu espagnol durant tout l’Euro et qui a souvent été décisif ? Peut-être de pas avoir davantage bougé ses fesses contre la France. Ca nous aurait au moins permis de voir un beau match…

Silva (Espagne) : Pour lui, c’est un peu un cas de conscience. Avec Iniesta, c’est sans doute l’individualité que l’on a le plus remarquée dans l’équipe espagnole. Le problème, c’est que lui semble moins « intégré » dans le jeu de la Roja. Par conséquent, il lui arrive à plusieurs reprises de faire la différence sans arriver ensuite à se comprendre parfaitement avec ses coéquipiers. Malgré ça, il a su montrer toutes ses qualités individuelles dans ce tournoi et a été l’excellent pendant d’Iniesta à droite de l’attaque espagnole.

Balotelli (Italie) : Forcément ! Super Mario ! D’accord, il a surtout fait un grand match, face à l’Allemagne en quarts, mais il a occupé le devant de la scène durant tout l’Euro, pas toujours pour de bonnes raisons ! Mais ce mec est un personnage qui mérite d’occuper la pointe de ce onze type (sauf si on l’associe avec Ronaldo en attaque), étant capable de le sublimer comme de le faire sombrer. Sa place aurait pu être contestée par un autre Super Mario, Gomez (Allemagne), mais celui-ci n’a hélas pas toujours été titulaire.

B.

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