La Ligue Europa pour les nul(le)s

La Ligue Europa pour les nulsNous vous avons déjà initiés à la plus grande compétition de foot européen avec La Ligue des champions pour les nul(le)s. Mais vous, les rencontres de folie avec le Barça, le Real, Lyon, etc., c’est pas votre truc. Vous, vous préférez voir des duels entre Dnipropetrovsk et l’AEK Athènes par -25°C, des matchs bouillants entre le vice-champion albanais et le 6e allemand… Rassurez-vous, il existe la Ligue des champions du pauvre : la Ligue Europa. Comment ça marche ? Quelles sont les règles ? Pourquoi les clubs français se gaufrent encore ? Le Yaourt du Sport vous dévoile… La Ligue Europa pour les nul(le)s !

Publié le 22/02/2017
EDIT : Mise à jour pour la saison 2017-2018 le 14/09/2017

Après La Ligue des champions pour les nul(le)s et cet article, vous êtes en mesure de suivre toute l’actualité du foot européen. Et si ça ne vous suffit pas, vous pouvez marcher sur le sentier de la connaissance universelle en vous procurant le livre Le Football pour les Nuls.

Les règles : La Ligue Europa, c’est quoi ? Comment ça marche ?

Si vous ne deviez retenir qu’une chose : la Ligue Europa, c’est comme la Ligue des champions, mais en moins bien. Les clubs, les primes, les commentateurs… Tout est moins bien. D’ailleurs, la Ligue des champions étant couramment appelée la C1, c’est fort logiquement qu’on appelle la Ligue Europa… la C3. Ouais. En fait, à l’époque, la Ligue Europa s’appelait la Coupe de l’UEFA, et il existait une autre compétition (jusqu’à la fin des années 90) : la Coupe des Coupes, aka la C2. Mais pas de C4. Bref.

Après quelques tours préliminaires permettant d’éliminer les meilleurs clubs du Luxembourg et de Macédoine, la Ligue Europa (ou Europa League) débute véritablement au moment de la phase de poules. Mais pas seulement 8 comme en Ligue des champions, ni 9, ni 10, mais bien 12 poules, pour vous Madame ! Avec 4 équipes chacune, qui se rencontrent à 2 reprises les unes les autres, une fois à domicile, une fois à l’extérieur. Avec comme d’habitude pour chaque match : 3 points la victoire, 1 point le match nul et un bon gros 0 point la défaite.

A l’issue de ces réjouissances, les deux premiers de chaque poule sont qualifiés, soit 24 équipes. On aboutit donc en 12es de finale… Pas pratique, hein (surtout après, pour les 3es de finale) ? Comment faire le compte jusqu’à 32 et pouvoir jouer des seizièmes de finales ? Si vous avez bien retenu votre leçon sur la Ligue des champions, vous le savez : chaque 3e des 8 poules de la Ligue des champions est repêché en Ligue Europa pour les 16es de finale (ce qui est souvent le cas des rares clubs français en C1, exemple : Lyon). Je vous passe les détails sur les règles du tirage au sort des 16es de finale (si ça vous amuse, il y a le règlement complet de l’UEFA), mais sachez que les premiers sont têtes de série et ne peuvent pas s’affronter. Vous allez me dire : le 3e d’une poule de Ligue Europa, lui, il est repêché en quoi ? Et bien, il est reversé en 16es de finale… mais de la Ligue des champions féminine. Mais en jouant sans gardien, pour être plus équitable. (ceci n’est pas une vraie information)
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Lyon – Quevilly : les notes !

La finale de la Coupe de France, entre Lyon et Quevilly, s’est achevée… On débriefe ! Avec les notes de tous les acteurs de la partie !

 

On commence avec les notes du vainqueur, l’Olympique lyonnais !

Lloris (7) : Il n’a réussi qu’une seule chose : détourner la grosse frappe de Laup sur sa barre. Mais c’est tout ce qu’on lui a demandé, donc bon match !

Cris (6.5) : Peu inquiété, mais sérieux. Impérial de la tête.

Lovren (Non noté) : Rien à signaler avant sa sortie sur blessure. Remplacé à la 17è par Koné (6), bien présent mais une tête un peu naze qui aurait pu amener une action de but.

Cissokho (6) : Une bonne intervention en première période, et solide défensivement. Une frappe bien pourrie tout de même.

Réveillère (5) : Pas grand chose à faire, et il est aux fraises sur l’action de Laup. Donc moyen.

Kallström (6) : Précieux au milieu de terrain, et présent au pressing. A boire et à manger au niveau de ses frappes.

Gourcuff (5) : Pas catastrophique, mais en dessous de ce qu’on peut lui demander. Mais il est toujours aussi beau. Mais il est toujours aussi peu décisif.

Gonalons (6.5) : Deux gros déboulés un peu goinfrés, et un peu de cinéma. Mais il est appliqué et toujours aussi endurant.

Lisandro (7) : Pas heureux en début de match, il frappe le poteau après un contrôle remarquable. Il a étouffé Vardin tout au long de la rencontre, et débloque la situation avec cette belle reprise.

Lacazette (6.5) : Très remuant et percutant, mais en fait parfois trop. Mais il adresse cette belle passe décisive pour Lisandro.

Gomis (6) : Il a vendangé deux occasions, mais décale parfaitement Lacazette sur l’action de but. Sifflé à sa sortie par un public clairement Quevillais, et remplacé par Briand (82è) pas brillant.

 

Et maintenant les notes des valeureux joueurs de l’US Quevilly !

El Kharroubi (6) : Plusieurs belles sorties et deux bons arrêts devant Gomis (71è) et Briand (85è), il a maintenu l’espoir normand. Néanmoins, il chie un peu sur le but en ratant sa sortie.  Et il tape dans la caméra après le coup de sifflet final. Mais valeureux.

Vardin (4) : Malgré un bon sauvetage à la 50è, il a souvent paru aux fraises, en particulier devant Lisandro ou Lacazette. A peut-être été dépassé par les événements. Mais valeureux.

Beaugrard (5.5) : Assez solide dans l’ensemble, a réussi à s’imposer physiquement. Il a réussi à guider sa défense, qui finalement n’encaisse qu’un but. A semblé proche de la dépression durant son interview à la mi-temps. Aura tout de même soulevé la coupe, à la fin, avec les joueurs lyonnais. Et valeureux.

Weis (7) : Beaucoup d’interventions décisives et un sauvetage énorme sur sa ligne à la 24è minute. Rarement pris à défaut, il a sans doute été le meilleur joueur quevillais ce soir. Et valeureux.

Vanoukia (4.5) : A l’image de son compère à droite, il est un peu passé à côté de son match, tant défensivement qu’offensivement. Mais valeureux.

Z. Diarra (5) : Quelques bonnes interventions, on l’a vu crier sur ses coéquipiers. Un peu comme le fait son frère, Alou. On l’a aussi vu rater des passes, comme le fait son frère, Alou. Mais valeureux. Remplacé par Ouahbi à la 76è, qui rate un contrôle important.

Jouan (6.5) : S’est mis en évidence et a réussi à faire plusieurs fois la différence. A son actif, un bon tir en première mi-temps, ce qui a été rare côté quevillais. Et valeureux.

Capelle (5) : Pas vu. Pas pris. Mais valeureux.

Laup (6.5) : Vif au pressing, il est l’auteur de LA grosse occasion de Quevilly à la 66è : une frappe stratosphérique déviée sur la barre par Lloris. En plus, il tombe avec le sourire. Et valeureux. Remplacé par Ayina à la 81è, qui n’a pas eu le temps de se montrer.

Valéro (5) : Valeureux. Remplacé par Herouat à la 56è, qui a perdu des ballons importants.

Colinet (5) : Un peu seul aux avant-postes, il s’est surtout distingué en glissant à deux reprises. Mais valeureux.

Pour conclure, le mot de Djo :

Pour moi, la véritable information à retenir de ce match est l’annonce du départ de Xavier Gravelaine des antennes de France Télévisions.

Remplacé par Emmanuel Petit à la rentrée, il aura tout de même fallu huit ans pour que France Télévisions se rende compte de l’incompétence de son consultant. En effet, malgré son expérience sur les pelouses de France (pas moins de 14 clubs en 16 ans), Gravelaine n’a jamais été capable de fournir une analyse objective. Clairement influencé par ses propres convictions, ses analyses étaient toujours orientées en faveur des clubs  qu’il affectionnait. Sans parler de ses auto-congratulations perpétuelles ou encore de sa fâcheuse tendance à annoncer un but dès qu’une frappe partait bien, il n’a jamais vraiment conquis le public, en témoignent plusieurs sondages réalisés par l’Equipe et autres journaux spécialisés.

Bref, bon vent Xavier Gravelaine, mais sache que tu ne me manqueras pas !

La rédac’ Yaourt du Sport

A quoi joue Aulas?

A force de vouloir attirer l’attention, Jean-Michel Aulas va finir par perdre toute crédibilité. A peine trois semaines après sa virulente attaque de l’arbitrage après Lyon-PSG (4-4) et la suspension de banc qu’elle a provoquée, il a de nouveau prouvé qu’il était le président le plus remuant en Ligue 1. A quelques heures de l’éternel « derby » entre l ‘AS Saint-Etienne et l’Olympique lyonnais, il n’a pas tardé à dégainer son arme préférée : la polémique. Dès sa sortie du bus, qui a pénétré l’enceinte de Geoffroy-Guichard dans la chaude ambiance propre aux derbys, il a lourdement critiqué le dispositif de sécurité, traitant même le délégué stéphanois de « nul ». Son argument : les supposées attaques des supporters verts sur le bus, mais les images ne sont pas très marquantes. Pas de doute en tout cas pour Aulas, il porte plainte pour « agression en bande organisée ».

On sait que le président lyonnais est un spécialiste de ces sorties médiatiques, et que souvent ses saillies ont pour but de protéger ses joueurs, à l’instar de Mourinho au Real. Mais cette fois, on se demande tout de même l’intérêt pour lui de porter plainte à chaque match. En plus, il a l’audace à la fin du match, et donc après la victoire de Lyon (1-0), de reparler de l’histoire de la PlayStation. Certes c’est le journaliste qui en parle, mais il devrait justement avoir l’expérience nécessaire pour éviter d’être à chaque fois au centre des spirales médiatiques négatives. On a l’impression qu’avant chaque match à enjeu, JMA cherche à critiquer pour éloigner la lumière de la prestation sportive à proprement parler. Evidemment un président de club doit gérer les aspects extra-sportifs, mais M. Aulas oublie peut-être trop souvent les aspects sportifs justement.

A lui de se rappeler, et rapidement, qu’à force de crier au loup il va finir par uniquement brasser de l’air,  et détériorer l’image du club qu’il s’efforce tant à protéger…

S.